@Informateur.info- Le quartier ‘’bénie et paix’’, logée entre Andokoi et le parc national du Banco a été réduit en gravat, ce mercredi 10 avril 2019. Sous la ménace d’un déguerpissement depuis lundi dernier, les buldozers se sont déployés dans le quartier, aux environs de 9 heures de ce mercredi, rasant tout sur leur passage. Accompagnées par un nombre impressionnant des forces de sécurité, composées du CCDO, du CRS, de la BAE et de la gendarmerie nationale, les machines ont donné libre cours à l’opération de démolition sous les regards impuissants et révoltés des riverains. Mais, ces derniers n’auront pas vraiment le temps de s’émouvoir devant cette opération, puisqu’il fallait sauver ce qui pouvait l’être. Dans la foulée donc des craquements des murs, ils étaient nombreux qui retiraient encore qui des matélas, qui des ustenciels de cuisines, qui encore une table ou un buffet.

D’autres cependant trouvaient encore la force de dénoncer la diligence avec laquelle l’Office national de l’assainissement et du drainage (ONAD), sous tutelle du ministère de l’assainissement et de l’environnement a décidé de la destruction du quartier. «C’est vraiment triste, ça nous dépasse. On a reçu les papiers (Avis de déguerpissement, ndlr) vendredi, et brusquement ils nous surprennent», dénonce Zakaria Souo, âgé de 38 ans. Ce dernier affirme être né dans cette cité où son père est installé depuis 1964. Selon lui, depuis toutes ces années vécues sur ces lieux «ils n’ont jamais été confrontés à une quelconque inondation». D’où leur surprise.

De l’avis géneral des déguerpis, ils ne s’opposent pas à la décision du gouvernement. Ils déplorent seulement le faut que l’ONAD ne leur ait donné un peu plus de temps avant l’operation. Ce que dément un agent de l’ONAD.«On ne leur a pas donné de jour, instruction leur a été donnée de commencé à quitter les lieux, dès que nous leur donnons dos», car le retour peut être à tout moment, dès que l’ordre est donné par la hiérarchie”, a soutenu ce dernier.


Yannick KOBO