@informateur.info- L’Union de la presse libre africaine (UJPLA) a célébré, jeudi, à Abidjan, l’An 1 de son existence par l’organisation d’un panel sur la résilience des médias africains face à la pandémie de la Covid-19. Dans cet entretien, le président de l’Union, l’Ivoirien Yao Noël revient sur la célébration et se projette sur le futur de cette jeune union aux dents longues.

  • Président, quelles sont vos impressions au terme de la célébration de l’An 1 de l’UJPLA?

Le début est prometteur et je voudrais remercier et féliciter tous les membres de l’UJPLA de nos différents pays qui vont du Maroc en Afrique du Nord à l’Afrique du Sud.
Comme tout début , rien n’est jamais facile mais cette première année a montré un engouement et un engagement pour l’UJPLA. Merci à toutes les personnes qui nous ont fait confiance, soutenu et appuyé de quelque manière que ce soit.

  • Après un an d’existence, êtes-vous satisfait du bilan de l’Union en termes d’adhésions des journalistes, de représentation sur le continent?

Je l’ai déjà dit, l’engouement est bon, réel et certain. Encore merci pour la confiance à l’UJPLA et à ses dirigeants malgré les difficultés financières exacerbées aujourd’hui par la crise sanitaire de la Covid-19. Nous sommes satisfaits des adhésions même si, nous le comprenons, beaucoup d’adhérents mettent encore du temps à s’acquitter du paiement des droits d’adhésion- cotisation. Le premier exercice de l’Union a été marqué entre autres par des déclarations de soutien aux journalistes en difficulté sur le continent.

  • Avez-vous le sentiment que les autorités africaines comprennent le combat de la liberté et la sécurité des journalistes que l’Union mène?

Le combat pour la liberté, la justice, la démocratie et l’Etat de droit n’a jamais été aisée pas plus ailleurs qu’en Afrique. Quelqu’un a dit que c’est une œuvre de longue haleine, une ” Révolution inachevée ” et permanente. Donc, petit à petit, autorités publiques ou privées, Ong, société civile, etc, comprenant que le monde autour de nous évolue et aucune liberté ne peut être confisquée sans motif et sans réaction.

  • Quels sont, désormais, les défis de l’Union à relever? La Conférence d’Accra, le Prix Patrice Lumumba?

Les défis pour L’U.J.P.L.A? D’abord poursuivre sa marche en avant avec une implantation maximale et un maillage complet du continent avec des représentations et installations de sections nationales partout afin de mieux cerner les réalités de la vie et de la sécurité plurielle des journalistes. L’Union des journalistes de la presse libre Africaine (U.J.P.L.A) veut marquer sa présence pour la défense de la liberté de la presse et de la liberté tout simplement et de la sécurité tout court. Le Grand prix UJPLA Patrice Emery Lumumba de la liberté de la presse qui est en pleine conception et préparation, le projet de Conférence internationale UJPLA à Accra sur le thème ” Liberté de la presse, démocratie et paix en Afrique “, en partenariat avec nos confrères de la Ghana Journalists Association ( G.J.A), participent de tous ces objectifs, défis et enjeux de L’UJPLA.

  • Président, qu’est ce qui explique la délocalisation du siège de l’Union à Accra au Ghana?

On ne saurait parler de ” délocalisation” de L ‘U.J.P.L.A car, en réalité, tout au long de cette année, il s’agissait de prospecter et de parvenir à un accord de siège. Après les hésitations du Bénin (qui était le premier choix pour abriter le siège de l’UJPLA), nous avons ébauché d’autres plans de rechange. Le Ghana qui a une vieille, bonne et glorieuse tradition de panafricanisme, a été sensible à la demande de L ‘U.J.P.L.A. Je voudrais d’ores et déjà, remercier les autorités ghanéennes et le président de la Ghana Journalists Association Roland Affail Monney pour sa contribution positive au processus d’accréditation en cours au Ghana. Nos prochaines rencontres et discussions fin août sur place à Accra, devraient nous permettre d’avancer et de conclure cet accord de siège avec le gouvernement ghanéen.

Propos recueillis par Geneviève MADINA