PUBLICITE


La Chambre nationale des rois et chefs traditionnels de Côte d’Ivoire (CNRCT-CI) et le ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique ont décidé de mutualiser leur expertise en vue de préserver les acquis universitaires, la paix et la cohésion sociale. A cet effet, une plate forme de collaboration a été établie le lundi 16 avril 2018 au siège de l’institution à Yamoussoukro.
La ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique, Ly-Ramata Bakayoko a, sur invitation de la Chambre nationale des Rois et Chefs traditionnels de Côte d’Ivoire, conduit le lundi 16 avril 2018, une forte délégation d’enseignants chercheurs de son département au sein de l’institution à Yamoussoukro. Sa majesté Awoulae Tanoé Amon Paul Désiré, a présenté son institution dont il est le tout premier président comme étant une innovation de taille pour la Côte d’Ivoire. D’où pour lui, l’intérêt et l’importance des structures endogènes qui sont ainsi mises en exergue avec les Rois et Chefs traditionnels qui ont été investis d’une autorité contributive à la paix et au développement de notre nation à tous les échelons. Expliquant que la présence sur tout le territoire national de ces garants de nos us et coutumes et des valeurs ancestrales qui les incarnent, justifient à tous égards la dynamisation de leur contribution au processus de paix et de cohésion sociale. D’où le sens véritable de cette invitation. A l’en croire, les potentialités scientifiques, techniques et technologiques, la force et l’éclairage des recherches académiques peuvent beaucoup aider et soutenir la chambre, garante de la mémoire de nos traditions. Qualifiant les sciences de puissant appui au pluralisme et au symbolisme de nos valeurs et de notre contribution à la cohésion sociale. Pour sa majesté Awoulae Tanoé Amon Paul Désiré, cette invitation du ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique est une requête de collaboration scientifique et technique. Ainsi, la CNRCT-CI veut bénéficier de l’expertise de l’université à travers ses unités de formation et de recherche (UFR), ses départements, instituts et surtout avec ses ressources humaines. Selon lui, les enseignants chercheurs et chercheurs demeurent pour la Chambre des ressources de premier ordre dans ce processus de collaboration fructueuse pour le pays. La Chambre et les structures d’enseignement supérieur entendent envisager cette perspective dans le domaine de la recherche et de la documentation.
Quant à la ministre Ly-Ramata Bakayoko, cette collaboration tombe à point nommé. Car dit-elle, le maintien de la paix sur les campus est une condition essentielle pour le développement de programmes de formation et de recherche. C’est pourquoi, son département attend beaucoup de cette nouvelle institution de la République pour la consolidation de la paix sur les campus. Toutefois, elle précisera qu’après sa prise de fonction à la tête de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, elle a profité de sa visite à l’institut polytechnique Houphouët-Boigny les 19 et 20 mai 2016, pour échanger avec les têtes couronnées dans leurs locaux en les sollicitant d’accompagner son équipe dans cette importante mission à elle confiée par le chef de l’Etat. C’est pourquoi elle se réjouit de cette rencontre dont le but est de mettre en place une plate forme de collaboration. A l’en croire, l’éducation étant fondamentale, elle ne saurait être l’apanage des seuls universitaires. Pour elle, cette mission concerne également la famille, la chefferie, voire la communauté nationale. Autrement dit, c’est en conjuguant tous leurs efforts, qu’ils peuvent prévenir toute forme de conflit sur nos campus. Afin que les établissements d’enseignement supérieur puissent former un capital humain compétent et compétitif pour relever les défis du développement. Ajoutant que le gouvernement conscient de la place de la formation a mis en place un vaste programme de développement des universités par la réhabilitation, l’équipement et l’extension des universités existantes et la construction de nouvelles universités. Citant pour les deux dernières années, la construction de l’université de Man et l’université virtuelle de Côte d’Ivoire. Aussi, pour les trois prochaines années, il est envisagé la construction de l’université de San-Pedro et celle de Bondoukou. C’est pourquoi, selon la ministre Ly-Ramata Bakayoko, elle et son équipe sollicitent et attendent l’implication de la prestigieuse institution qu’est la CNRCT-CI dans la préservation de ces acquis afin de permettre à l’enseignement supérieur de jouer véritablement son rôle de levier de développement.

Armand Koffi

Correspondant Régional

PUBLICITE


Articles connexes

Leave a comment