@Informateur.info- La ville de Dabou (50km au sud-ouest) est le théâtre de violents affrontements intercommunautaires qui ont causé la mort de sept personnes et fait 40 blessés, depuis lundi, obligeant le Préfet de la Région des Grands Ponts, N’zi Kanga Rémi, Préfet du département de Dabou à instaurer un couvre-feu pour une période de cinq jours.

“Constatant de graves actes de trouble à l’ordre public , il est instauré un couvre-feu sur toute l’entendue du territoire du département de Dabou, allant de 19 heures à 6 heures du matin , à compter du mercredi 21 octobre 2020 jusqu’au dimanche 25 octobre 2020 inclus “, précise l’Arrêté No 015/P. DAB/DAG du 21 octobre 2020, signé du Préfet Hors Grade N’zi Kanga Rémi.

La décision préfectorale est consécutive au regain de violence dans la ville de Dabou, suite à l’appel au boycott du processus électoral lancé par l’opposition significative pour s’opposer au 3è mandat d’Alassane Ouattara.

Contrariés dans leurs actions par des individus armés d’armes blanches, les manifestants se réclamant de l’opposition ont riposté aux agressions. Ce qui a fini par dégénerer en affrontements intercommunautaires entre les autochtones Adioukrou et des allogènes du nord ivoirien.

Le bilan partiel de ces affrontements fait état 7 pertes en vies humaines et une quarantaine de blessés, selon le Préfet N’zi Kanga Rémi dans des propos rapportés par l’AFP.

“Pour le moment, il y a quatre morts retrouvés dans une cour de Dabou aujourd’hui, ce mercredi et trois morts hier”, a-t-il confié à l’AFP.

A dix jours de l’ouverture du premier tour de l’élection présidentielle, le pays retient don souffle face à la montée de la violence dans plusieurs localités.

Geneviève MADINA

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