@Informateur.info- L’installation des caméras de surveillance dans les artères du district d’Abidjan, ces dernières années, contribuent à la lutte contre le banditisme et permet sans doute une traçabilité des faits (Accidents, braquages, bagarres etc.) qui surviennent dans les rues et les artères de la ville d’Abidjan. Elles facilitent indéniablement le travail d’enquête de la police. Cependant, une chose est d’installer ces centaines de caméras dans les rues et l’autre, de veiller à leur entretien.

En effet, en reliant Adjamé à la commune de Yopougon par l’autoroute, l’on aperçoit en face de l’ancienne station-service Mobile une caméra dont l’état laisse à désirer et interpelle. La caméra est totalement recouverte d’une épaisse couche de fumée noire provenant du trafic routier. A l’évidence, c’est désormais une «caméra aveugle» qui est  fixée là et tend chaque jour qui passe à revêtir les caractéristiques d’une relique.

Selon l’ancien ministre de l’intérieur, Sidiki Diakité, il y avait à la date de mars 2019, 1024 caméras installées dans l’ensemble du District d’Abidjan. Mais combien sur ce millier, aujourd’hui, ont besoin d’une maintenance.  Une chose est sûre, cette «caméras-aveugle» sur l’autoroute n’est pas la seule dans le District d’Abidjan. Il devrait en avoir des centaines.

C’est le lieu d’interpeller ceux qui ont investi l’argent du contribuable dans ce système de surveillance à se donner aussi les moyens de son entretien périodique. Car, ils pourraient être amenés un jour à expliquer les défaillances de cet outil.

 

Dalima DAHOUE