@informateur.info- Pour la première journée de la vidéo-verbalisation initiée par le gouvernement ivoirien dans le cadre de la sécurité routière, plusieurs véhicules de transport en commun ont arrêté leurs activités, a-t-on constaté, mardi, dans la capitale ivoirienne.

Yopougon-Saint André, gare des woro-woro (véhicules banalisés) desservant les communes du Plateau, Cocody, Treichville, Marcory, Port-Bouët et Koumassi, ne connait pas son ambiance habituelle. L’espace est, désespérément vide. Du moins, les usagers de ce type de transport en commun sont présents massivement mais point de woro-woro. “Ils ont tous garé à cause de la vidéo-verbalisation”, explique un usager qui attend un véhicule pour se rendre à Koumassi, au sud d’Abidjan. “Depuis, deux heures, nous sommes là et il n’y a de véhicules”, se lamente-t-il.

Comme lui, beaucoup d’usagers se sont vus contrariés par la rareté des woro-woro, ce mardi, sur l’ensemble du territoire du District d’Abidjan. Ce qui a causé des désagréments à de nombreuses personnes qui n’ont pu ralier leur lieu de travail.

De fait, l’effectivité du déploiement officiel de la vidéo-verbalisation après deux mois de sensibilisation des automobilistes sur la sécurité routière a eu raison de ces transporteurs qui enfreignent les règles du code routier.

140 caméras de surveillance et radars installés à Abidjan, fonctionnement depuis ce mardi pour constater, enregistrer toutes sortes de manquements au code de la route. Face à la récurrence des accidents de la route, le gouvernement a déployé de gros moyens pour mettre les transporteurs et conducteurs au pas.

Geneviève MADINA