@Informateur.info- Les éléments de l’Unité de lutte contre la Criminalité Transnationale organisée (UCT) et de la Direction de la Police Forestière et de l’Eau (DPFE), avec l’assistance technique du projet EAGLE-Côte d’Ivoire, ont conjugué leurs efforts pour interpeller, vendredi, à Koumassi (sud d’Aabidjan), trois individus avec en leur possession deux défenses d’un poids total de 31 kg.

Ces indélicates personnes opérant dans le commerce illégal de l’ivoire ont été appréhendées au moment où elles s’apprêtaient à écouler les défenses d’un mètre chacune, a appris, samedi, l’Informateur.info, de sources sécuritaires.
Les trois contrebandiers ont été arrêtés, pour flagrant délit de détention, de circulation et de la commercialisation illégale de produits fauniques. Ces présumés trafiquants sont, également, impliqués dans un réseau criminel international sophistiqué. Ils faisaient passer en contrebande, les ivoires d’éléphants à travers les frontières de la sous-région, notamment le Burkina où le braconnage est effectué, ensuite l’acheminement vers le marché noir asiatique via Abidjan.
Déférés au Parquet d’Abidjan, s’ils sont reconnus coupables, ils risquent une peine de prison allant de 2 à 12 mois assortie d’une amende de 3000 à 300.000 FCFA.
Pour rendre la loi faunique plus dissuasive dans le pays,  le ministère des Eaux et Forêts a organisé il y a quelques mois un atelier national d’analyse et de validation des textes sur l’avant-projet de loi relative à la faune.

Si le projet de loi est adopté, un trafiquant d’ivoire pourrait, désormais, être puni d’une peine d’emprisonnement allant de 10 à 20 ans et d’une amende de 10.000.000 à 100.000.000 francs CFA ou de l’une des deux peines pour toute infraction liée à la future législation.

Le trafic de l’ivoire ne faiblit pas sur le continent. Pourtant, le commerce international de l’ivoire est déclaré illégal depuis 1989, mais les populations d’éléphants d’Afrique continuent de décroître. Chaque année, 20 000 à 30 000 éléphants sont tués pour leurs ivoires, selon le Fonds Mondial pour la Nature (WWF) soit entre 50 à 80 par jour.

En Côte d’Ivoire, ce sont plus de 1139 éléphants qui ont été dénombrés dans 26 habitats selon les rapports réalisés entre 1987 et 2000. Aujourd’hui le nombre ne dépasse guère les 300 d’après de récentes estimations.
Généviève Madina