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@Informateur.info- Le président du Faso, Roch Christian Kaboré dont le pays est en proie à un activisme meurtrier des terroristes, a prononcé un important discours, ce jeudi 26 septembre 2019, devant la Commission de consolidation de la Paix de l’ONU. Une déclaration qui s’est avéré une véritable plaidoirie en faveur d’actions plus soutenues en faveur de  la cause du Burkina Faso.

«La volonté affichée des forces obscurantistes de déstabiliser nos pays dans le Sahel se prolonge à travers l’instrumentalisation des conflits latents entre les communautés qui se transforment en affrontements violents faisant de nombreuses victimes», décrira le président du Faso avant de préciser que : «Le niveau de violence atteint et l’insécurité ont eu pour conséquence, une crise humanitaire avec pour corollaire des milliers de déplacés internes, des écoles et des centres de santé fermés».

Tout en saluant l’engagement de la Cedeao à mobiliser des fonds dans le cadre de cette lutte au plan sous régional, Roch Marc Christian Kaboré reconnaitra, cependant, que ses seuls efforts ne seront pas à la hauteur, des besoins et des attentes.

«L’évolution fulgurante des conséquences humanitaires marquées notamment par le quadruplement des populations déplacées en l’espace de 5 mois soit environ 290.000 personnes composées en majorité de femmes et d’enfants montre bien que l’urgence commande d’agir avec célérité»,  a expliqué le locataire de Kosyam.

Roch Marc Christian Kaboré estime que «Le soutien de la communauté internationale au Burkina Faso en particulier et aux pays du sahel en général dans le cadre de la lutte contre le terrorisme doit prendre en compte le coût humanitaire que ce fléau fait peser sur les populations vivant déjà dans une précarité exacerbée par les changements climatiques qui occasionnent de mauvaises récoltes».

Faut-il le préciser, le Burkina Faso bénéficie depuis 2015, de plus de 3 millions de dollars du Fonds de consolidation de la paix. Si l’on en croit le président du Faso, 8 millions de dollars ont été annoncés  en 2018 au titre du Programme d’Urgence pour le Sahel.

Dalima DAHOUE

 

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