@Informateur.info- Le Burkina Faso traverse une grave crise sécuritaire et humanitaire depuis 2015 avec le terrorisme ambiant qui augmente, chaque jour, le nombre de personnes déplacées internes.

Citant les récents chiffres du Conseil national de secours d’urgence (CONASUR), “le Burkina Faso compte environ 1million 13 mille personnes déplacées internes, soit quatre fois le nombre de personnes déplacées internes au Mali et au Niger qui sont respectivement estimées à 250.000 et 254.000 selon Human Rights Watch”, a révélé, le Chef de file de l’opposition politique (Cfop) dans un point-presse animé, mardi à Ouagadougou, par Carlos Toé, Président du Mouvement pour le Changement et la Renaissance (MCR) et
Amadou Diemdioda Dicko, Vice-Président de l’Union pour le Progrès et le Changement (UPC).

“C’est sous le régime du MPP que notre pays vit cette catastrophe humanitaire. Et, accorder un second mandat à ce régime équivaudrait à s’enfoncer davantage dans le chaos” ont-ils dénoncé, relevant qu’en cette période hivernale, les personnes déplacées internes, dont “la majorité sont des agriculteurs, ne peuvent plus cultiver, ayant été contraints d’abandonner leurs champs et leurs outils de production”.

Selon le Cfop, cette situation déplorable vient s’ajouter à la “grave crise alimentaire” qui touche plus de trois millions de Burkinabè.

“Si rien n’est fait, le pire est à craindre, en ce sens que beaucoup plus de Burkinabè risquent d’être dans cette situation de crise humanitaire et alimentaire”, alertent MM. Carlos Toé et Amadou Dicko, indexant le gouvernement burkinabé, le “principal responsable du danger qui plane sur nos populations, à cause de son laxisme dans la gestion de cette crise”, soutiennent-ils.

Alfred SIRIMA