@Informateur.info- Le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, président en exercice du G5 Sahel n’est pas content de la communauté internationale dans la gestion du terrorisme dans le Sahel.

Il l ‘a fait savoir, samedi, à la rencontre du Conseil de paix et sécurité de l’Union africaine (UA), la veille de l’ouverture, dimanche, du 33è Sommet de l’institution panafricaine, à Addis-Abeba, en Ethiopie.

Face donc aux Commissaires de l’UA, le président Kaboré a exprimé son dépit de constater que l’UA et la CEDEAO ( Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest) ne parlent plus qu’elles n’agissent dans la lutte contre le terrorisme qui cause des victimes au Burkina, Mali, Niger…presque dans l’indifférence totale.

Pour le président du Faso, “l’heure n’est plus à faire des déclarations d’appui et de lutte contre le terrorisme. Il faut sortir des sentiers battus”, a martelé Roch Kaboré à la rencontre du Conseil de sécurité et paix de l’UA.

“Le phénomène étant international, il faut une solidarité beaucoup plus rapprochée sous-regionale, régionale et internationale”, a-t-il poursuivi, appelant à ” une solidarité financière dans l’action de lutte contre le terrorisme”. Pour le faire, le président Kaboré voit en première ligne, la CEDEAO qui doit, selon lui, “mobiliser des ressources dans le cadre de la lutte contre le terrorisme”.

Au Conseil de paix et sécurité de l’UA, le président du G5 Sahel demande des ” engagements plus fermes pour que l’Afrique soit plus engagée et apporte sa contribution dans la résolution des problèmes de terrorisme”.

Geneviève MADINA