@Informateur.info- A l’instar de la Côte d’Ivoire qui, au lendemain de la crise militaro-politique du 19 septembre 2002, accueillait par millier de nombreux déplacés internes tandis que d’autres prenaient le chemin de l’exil, le Burkina Faso semble vivre, en 2019, la même réalité. Devenue une zone à haut risque, la partie septentrionale du Burkina Faso a été mise sous coupe réglée par les terroristes qui tuent les populations et mettent régulièrement en déroute l’armée burkinabè.

Conséquence, ce sont de milliers de familles Burkinabè qui quittent, chaque jour la zone pour chercher refuge ailleurs. A l’occasion de la journée mondiale du réfugié, célébrée le 20 juin dernier, le Haut-commissariat aux réfugiés (HCR) a estimé à 15.000 le nombre de Burkinabè vivant hors des frontières du fait du terrorisme.
Des Burkinabè déplacés internes et exilés du fait du terrorisme! C’est une réalité. Autant des maliens se sont exilés au Burkina pour les mêmes raisons, autant des Burkinabè se retrouvent au Mali, au Ghana et au Niger. Le 21 juin dernier, le président du Faso Autrement, Ablassé Ouédraogo touchait du doigt les réalités de quelques déplacés interne au cœur de Ouagadougou. «Je me suis rendu, accompagné du deuxième adjoint au maire de l’arrondissement 9, sur le site d’hébergement des populations déplacées à Pazani», explique-t-il sur sa page facebook.

Mais l’opposant ne s’est pas contenté d’informer qu’il s’y est rendu. Il décrit une situation déshumanisante. «(…) Ces populations vivent des conditions misérables. A Pazani sont parquées plus de 1.300 personnes réparties sur huit sites», décrit l’ex-ministre des affaires étrangères. Là, s’arrêtent les faits, irréfutables.

Et l’homme politique de se permettre un commentaire. «Le constat lucide de la situation nationale catastrophique et désastreuse notamment dans la sécurité dont la cause principale est la mauvaise gouvernance actuelle fait de la réconciliation nationale la seule alternative du moment pour la restauration de la paix, la stabilité, de la confiance, le vivre ensemble, la relance de l’économie et la construction de la nation», a préconisé Ablassé Ouédraogo.

Jean François Fall

Articles connexes

Leave a comment