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@Informateur.info-Alors que le terrorisme gagne du terrain au Burkina Faso et occasionne de dizaines de milliers de déplacés internes, des voix s’élèvent pour appeler à la résistance des populations des zones qui tombent aux mains des djihadistes.

Pour l’analyste politique burkinabè Siaka Coulibaly, cette solution ne saurait inverser la situation sécuritaire actuelle que vit le Burkina Faso. «Ce sont des initiatives de désespoir», a-t-il commenté sur le plateau de BF1 dont il était l’invité, ce dimanche 06 octobre 2019.

Et d’expliquer : «Les populations ne peuvent pas s’organiser et pallier le déficit de la présence militaire dans les zones attaquées. La preuve est que la présence des Kolwéogo à Sanmatenga n’a pas pu empêcher la province de tomber aux mains des terroristes. Ce n’est donc pas une solution».

Si Siaka Coulibaly conçoit mal une telle initiative, il exhorte en revanche les populations à mettre la pression sur les autorités afin qu’elles fassent mieux dans leurs efforts de sécurisation et de lutte contre le terrorisme.

Quant au second invité, l’analyste politique Leonel Bilgo, qui partageait le plateau avec Siaka Coulibaly, ce dernier a estimé que l’Etat burkinabè a failli. «Nous sommes absolument dans un Etat failli selon les normes de l’ONU. Les autorités n’ont plus de contrôle sur plus de 30% du territoire et la situation va crescendo. Le comble c’est qu’ils n’ont pas de solution parce que les stratégies de lutte appliquées jusqu’ici ont montré leurs limites», a-t-il martelé.

Faut-il le préciser, les deux analystes se sont prononcés sans langue de bois sur plusieurs sujets étroitement liés à la  la situation  sécuritaire et son corolaire de morts et de déplacés internes.

Alfred SIRIMA
Correspondant informateur.info

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