@Informateur.info- Les organisations syndicales et de la société civile de la région du Sahel ont initié, samedi à Dori chef-lieu de la  région, une marche pour dénoncer  notamment la tuerie de Solhan (132morts) et rappeler au gouvernement burkinabè ses obligations vis-à-vis des populations en matière de sécurité.

Munis de pancartes aux écriteaux sans concession, les manifestants ont pointé le laxisme du ministre en charge de la défense, Chérif Sy, et partant celui du gouvernement Christophe Joseph-Marie Dabiré. On pouvait ainsi lire «On ne confie pas la défense nationale à un amateur», une allusion au ministre de la défense et «Solhan, la honte du gouvernement burkinabè».

A l’occasion de cette marche, le coordonnateur, Abdoulaye Dicko a au nom des manifestants remis une note au gouverneur de région à l’attention du président du Faso. Note dans laquelle, ils exprime leur colère au chef de l’Etat, s’étonnant comme beaucoup d’observateurs que malgré la présence des forces de défense à Sebba (14 km de Solhan), des terroristes aient pu, durant 2 heures, exécuter 132 personnes et incendiés des maisons.

Faut-il le préciser, depuis l’attaque de Solhan, considérée comme la plus meurtrière depuis que les terroristes tentent de mettre le septentrion burkinabè sous coupe réglée, le président du Faso n’a ni fait de discours à la nation, ni sanctionné, ni exigé une enquête afin de comprendre pourquoi les forces de défense n’ont pas réagi. Ce qui en rajoute à la colère et au pessimisme des populations quant à la capacité du régime à faire face à la situation.

Alfred SIRIMA