Nassa Séverin, Directeur Général de 2ES

@Informateur.info- Ingénieur électro-mécanicien, Sévérin Nassa, patron d’Eco-Electrical Services (2ES), est un modèle de réussite qui n’a pas fini de concrétiser les ambitions qu’il nourrit pour sa structure et son pays, le Burkina Faso dont il se dit “redevable”.

A 35 ans, Séverin Nassa est à la tête d’une entreprise qui emploie 70 travailleurs dont 50 permanents. En 9 ans d’existence de sa structure, 2ES créée, il faut le rappeler en août 2011, le jeune leader récolte déjà des lauriers.

De fait, le samedi 3 octobre dernier, ce natif de Ouagadougou est venu de son Burkina natal pour recevoir deux distinctions aux bords de la Lagune Ebrié, à Abidjan, la capitale économique ivoirienne. C’était à la faveur du dîner-gala célébrant les acteurs clés de la coopération entre la Côte d’Ivoire et le Burkina organisé par la structure Convergence des peuples pour la promotion du Traité d’Amitié et de Coopération ivoiro-burkinabè (COPTAC) du Président Désiré Yaméogo.

Pour cette 4è édition du Prix COPTAC, le jeune entrepreneur a raflé deux trophées: le Grand Prix du TAC 2020 du meilleur espoir du développement et de l’innovation industrielle et le Grand Prix international PADEL 2020 (Prix panafricain des leaders) de meilleur manager du secteur de l’électricité. Une double distinction qui invite Séverin Nassa à “redoubler d’efforts dans ce que 2ES fait pour mériter davantage de la reconnaissance”, a-t-il commenté, visiblement, heureux. Mais, ce jour du 3 octobre 2020, sera marqué d’une pierre blanche dans la vie de l’entreprise et de son promoteur. “Pendant que je recevais ces prix à Abidjan, le même jour, presque concomitamment, l’entreprise était distinguée à Ouagadougou”, révèle-t-il, entre deux sourires de satisfaction.

En effet, 2ES a reçu le Prix de l’efficacité énergétique et celui de l’Énergie renouvelable. Une double distinction encore, soit quatre prix cumulés en une journée. Sacré manager dont le dynamisme est à la hauteur des fruits de l’effort et de l’assiduité dans ce qu’il entreprend. Comme quoi aux amés bien nées, selon Pierre Corneille, la valeur n’attend point le nombre des années.

Nassa Séverin, un jeune homme d’affaires plein d’avenir

Avec 2ES, Séverin Nassa s’est forgé un nom, un label dans les domaines de l’électromécanique, des énergies renouvelables et du génie électrique où il est présent avec les installations bâtiments et solaires. “Nous commercialisons du matériel typiquement 2ES dont les interrupteurs, les ampoules et les lampadaires brandés 2ES de 40 et 80 watts”, souligne-t-il, précisant que tous les produits estampillés 2ES ont une garantie de trois ans.

Par exemple, lorsqu’un client achète une lampe à 2ES, il a automatiquement trois ans de garantie. C’est-à-dire qu’au cours des trois années si le client a des problèmes avec cette lampe qui a une durée de vie de 50.000 heures, il revient et nous la changeons gratuitement pour lui”, explique M. Nassa.

Ayant pour partenaire un grand industriel chinois, 2ES couvre aujourd’hui, outre plusieurs villes du Burkina, le Sénégal, la Côte d’Ivoire, le Niger et le Mali où l’entreprise a gagné des galons avec les installations solaires. Mais le jeune entrepreneur n’est pas encore satisfait et rêve de la construction d’une unité de production d’ampoules, d’interrupteurs…bref de matériels d’électricité.

A terme, j’ambitionne la création de cette entreprise pour résorber un tant soit peu le chômage galopant dans nos pays. Mon pays dont je suis redevable, en a besoin. Pour cela, je vise 1000 emplois dans le futur. Aujourd’hui, je suis à 70 employés dont 50 permanents. Il faut créer des emplois, c’est pourquoi cette usine me tient à cœur”, indique Séverin Nassa qui ne connait pas de loisirs. “Honnêtement, chaque jour, je suis absorbé par mon travail de sorte que tout ce qui est moment de loisirs, je ne connais pas”, confesse l’entrepreneur.

Avec un chiffre d’affaires cumulé de 9 milliards FCFA, ces trois dernières années, on peut dire que son entreprise créée avec la somme de 500.000 FCFA, se porte à merveille. “C’est la confiance que la clientèle qui se recrute parmi les ménages place en moi”, se réjouit-il.

Marié et père d’une “adorable” fille de trois ans, Severin Nassa est friand de Tô (semoule de maïs) à la sauce baobab. “C’est mon mets préféré“, insiste-t-il.

Jean François FALL