@Informateur.info- Une réunion technique spécialisée des ministres de l’Agriculture des pays de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest (CEDEA0), tenue, lundi, par visioconférence, a été l’occasion pour le ministre d’Etat, ministre de l’Agriculture et du développement rural, Kobenan Kouassi Adjoumani, de partager les expériences de la Côte d’Ivoire avec les autres ministres quant aux réformes engagées dans le secteur agricole et a fait des propositions dans le sens d’assurer la sécurité alimentaire des populations.

Dans son intervention, le ministre d’Etat Kobenan Kouassi Adjoumani a rappelé que  depuis son accession au pouvoir, le Président Alassane Ouattara a entrepris plusieurs importantes réformes visant à traduire en actes sa volonté affichée de hisser à un très haut niveau l’agriculture en Côte d’Ivoire, dans la droite ligne de la vision du Président Houphouët Boigny qui ne cessait de dire que le succès de la Côte d’Ivoire repose sur l’agriculture.

M. Adjoumani a expliqué à ses homologues que ces réformes ont permis à l’Agriculture ivoirienne, “non seulement d’atteindre des niveaux de performance record dans tous les domaines, mais aussi et surtout de procurer des revenus décents aux producteurs et à tous les acteurs du secteur agricole”.

Pour ce faire, “l’amélioration de l’indice de productivité des cultures de rente ainsi que des cultures vivrières, a été rendue possible grâce à une politique agricole axée sur la mécanisation et sur la transformation locale de notre production”, a-t-il soutenu, soulignant que “le renforcement de notre réseau routier a contribué également à assurer un meilleur acheminement des produits vers les ports et les différents marchés locaux”.

“En ce qui concerne la problématique du stockage de nos produits, le Gouvernement de Côte d’Ivoire se félicite des acquis de la mise en œuvre de la Stratégie Régionale de stockage de Sécurité Alimentaire, et remercie l’Union Européenne pour l’appui au financement de sa phase opérationnelle”, a révélé le premier responsablede l’Agriculture en Côted’ivoire.

Toutefois, le gouvernement Ivoirien est d’avis que toutes les dispositions doivent être prises pour assurer la sécurité alimentaire de nos populations, a reconnu Kobenan Kouassi Adjoumani qui a exploré des pistes pour atteindre cet objectif.

Il s’agit de privilégier l’approche filière à travers la structuration et la promotion des chaînes de valeur alimentaires, de sorte à obtenir un mouvement d’ensemble de tous les maillons afin de parvenir à des résultats tangibles. “C’est ainsi qu’en Côte d’Ivoire, nous avons mis en place les Interprofessions des filières Oignon, riz et maïs, et celle du manioc est en cours”, a-t-il dit.

Pour le ministre d’Etat, il faut, également, “saisir l’opportunité des points de complémentarité qui existent entre les cultures de rente et les cultures alimentaires pour créer une synergie et éviter une compétition entre ces deux types de cultures”. En Côte d’Ivoire, “cette synergie existe déjà entre le cacao, le café, le coton et les cultures vivrières et nous sommes en train de la renforcer et de l’étendre à l’hévéa et au palmier à huile”, a-t-il fait savoir à ses pairs de l’espace CEDEAO, soulignant la nécessité de “mettre en place les infrastructures nécessaires pour la transformation, le séchage et le stockage résilient des produits et denrées alimentaires”. En la matière, M. Adjoumani a cité l’exemple ivoirien qui a bénéficié de l’appui de l’UEMOA, pour construire 26 magasins de conservation des graines et des récoltes dans les chefs-lieux de région et sous-préfectures.

“Ces magasins équipés en matériel informatique, en matériels de mesure et de contrôle qualité, ainsi qu’en matériel de bureau et autres consommables, ont été livrés aux organisations professionnelles agricoles le 26 novembre 2020”, a précisé le ministre d’Etat, ministre de l’Agriculture et du Développement rural.

Enfin, M. Adjoumani a conseillé de “mettre l’accent sur la prise en compte de produits vivriers autres que les céréales, produit en grande quantité par les pays côtiers”, rappelant le developpement de nouvelles technologies en matière de conservation et de transformation de produits vivriers tels le manioc, l’igname, la banane plantain” dans le cadre du Programme de Productivité Agricole en Afrique de l’Ouest (PPAAO/WAAPP).

En ce qui concerne le stockage national de sécurité alimentaire, “à la demande de la CEDEAO et de l’expérience à tirer de la pandémie à Covid-19, une Stratégie nationale de stockage alimentaire est en phase de validation et sera disponible au plus tard fin juin 2021, pour définir clairement les options à retenir comme recommandé dans le Programme National d’Investissement Agricole de deuxième génération (PNIA 2)”, a conclu le ministre d’Etat ivoirien.

Geneviève MADINA
Source: Sercom