Informateur.info- Le 15 mars  2003 quand Moussa Sawadogo créait la coopérative Ivoirienne de Négoce et de Produits Agricole (Cinpa) dans le département d’Agboville, il venait certes de franchir un grand pas mais ignorait qu’il allait devenir un véritable agent de développement. Et pourtant, il n’a fallu que dix petites années de persévérance, en dépit d’une Côte d’Ivoire en crise, pour que cette coopérative se hisse au rang des meilleures. En effet, dans le département d’Agboville, la Coopérative Ivoirienne de Négoce et de Produits Agricole (Cinpa) est aujourd’hui un exemple de contribution au développement et d’actions sociales en faveur des populations. Moussa Sawagogo, natif de la sous-préfecture d’Anno  et Pca de cette structure agricole s’est donné comme objectif de jouer un rôle de premier  plan dans le développement du département.

Une coopérative certifiée

Après avoir réussi le pari du sérieux et de la crédibilité de sa structure, Moussa Sawadogo se montre aujourd’hui soucieux du bien-être des populations. Mais la marche vers le positionnement de sa structure n’aura pas été sans efforts. A preuve, pour son fonctionnement la Coopérative Ivoirienne de Négoce et de Produits Agricoles a dû se doter d’un magasin central de stockage du cacao en vu d’être à la hauteur de ses ambitions. D’un coût global de 50 millions FCFA, ce local fait aujourd’hui la fierté de la Cinpa. Par ailleurs, la coopérative s’est équipée d’une bascule électronique de pesage de cacao qui lui permet d’avoir des mesures plus fiables. Mieux, la Cinpa s’est dotée, pour le magasin central, d’équipement de bureaux et de matériels informatiques ainsi que d’une connexion internet pour 3, 4 millions FCFA. Soit près de 54 millions de FCFA d’investissement bien pensée, de 2010 à 2013.

Autant d’acquis qui ont permis à ladite coopérative d’atteindre des performances en termes de gestion, de suivis de ses agriculteurs,  de relations extérieures et de contacts avec les partenaires au développement. Au point d’être cité en exemple comme un modèle de coopérative. Mais par-delà ces acquis, c’est au plan des actions sociales et communautaires en faveur des populations d’Agboville que la Cinpa s’est particulièrement distinguée. En effet, la Cinpa a, à son actif, la construction d’une école de trois classes, en plus de bureaux et de logements pour les maîtres, ainsi que des cantines scolaires, des latrines à Anno, le tout pour un montant de 81. 000. 000 FCFA. La sous-préfecture de Anno a également été doté d’une mosquée financée par la coopérative à hauteur de 15.000.000 FCFA. Des réalisations et des actes posés qui parlent d’eux-mêmes.  Toujours proche de ses membres, la Cinpa a consenti au cours de l’année 2013-2014 des allocations scolaires d’une valeur de  3. 600.000 FCFA aux enfants des producteurs certifiés d’Anno. Pour les Assistances diverses et actes de solidarité face aux situations de maladies, lors des funérailles, des festivités, et autres activités socio- sportive, la Coopérative Ivoirienne de Négoce et de Produits Agricoles (Cinpa) est toujours intervenue.

Des actions sociales très appréciées

A Bonikro, à Kotchimpo, à Cacotou et à Ekissiho, ce sont plusieurs pompes hydrauliques villageoises qui ont été réhabilitées entre 2012 et 2014 grâce à cette coopérative qui a décidé d’apporter sa pierre au développement local. La Coopérative Cinpa s’est aussi investi dans la diversification des cultures. En 2013, elle a investi 4 millions FCFA au profit des projets de riz, de banane et du manioc dans le village de Cechi.

Pour Moussa Sawadogo « la cinpa a pour vocation de jouer un rôle actif dans le développement d’Agbobille, d’œuvrer au bien-être des agriculteurs de la région et de promouvoir les valeurs de solidarité d’entraide et de partage». Mais surtout, la Coopérative Ivoirienne de Négoce et de Produits Agricole entend s’engager pour le défi de l’émergence à l’horizon 2020. Un pari que la Cinpa, à son niveau, entend aider le gouvernement de Côte d’Ivoire et le président Alassane Ouattara à relever.  Et pour cela, la Cinpa a sa vision du développement de la filière café cacao. Son président Moussa Sawadogo se réjouit en effet en faveur de  la reforme de cette filière qui permet aujourd’hui au planteur de vivre de son labeur avec le prix minimum garanti,  pour  une meilleure répartition des richesses agricoles. Aussi le Pca de la Cinpa salue-t-il également le renouvellement du verger engagé depuis la reforme. Tout en militant pour le respect des normes de séchage du cacao dont le taux d’humidité ne doit pas dépasser les 9%. Certes Sawadogo Moussa «n’a pas réussi à l’école », comme il aime lui même le noter. Mais il «a réussi dans la vie agricole». Son père était «un grand planteur» Et «quand ça n’allait pas à l’école» il a, lui aussi, décidé de «rejoindre le métier de son père», explique-t-il.

Le rêve d’un agriculteur accompli

Aujourd’hui, il dit ne rien regretter de son choix, sans complexe. «Je suis fier d’avoir choisi ce chemin parce que je suis arrivé aujourd’hui à me réaliser au point que je peux même aider les autres. Aujourd’hui je me permets même des congés en Europe avec mon statut de planteur et je suis respecté là-bas», soutient-il. Sawadogo Moussa  est aussi membre du partenariat public-privé dans le cadre du Conseil café cacao. Son plus grand rêve aujourd’hui, c’est de créer, à Agboville, un foyer des enfants des planteurs, une institution de microcrédit dédié aux planteurs et une école d’agriculteur. Pour donner, à son niveau, une impulsion au développement  de la région. Et pour cela, Sawadogo Moussa, qui a foi en ses projets, voit grand. «J’aimerai que ce soit le Président Ouattara où la Première Dame qui vienne inaugurer ces ouvrages», rêve-t-il déjà. Un rêve auquel le battant qu’il est croit dur comme fer.  Et son mérite n’est pas moins reconnu par ses pairs agriculteurs, les acteurs de et les partenaires de la filière. En effet, il a été distingué «super prix de l’organisation panafricaine de la jeunesse» pour son dévouement à la cause de la Nation ivoirienne le 19 mars 2015. A 40 ans, ce jeune homme a fait de la rigueur dans la gestion sa règle d’or.  Ce n’est donc pas de façon fortuite que la Cinpa, au terme  d’un audit dont-il a fait l’objet le 20 février 2010, dans le cadre du protocole de certification UTZ qui a débouché sur une conformité au code de conduite pour le cacao, a obtenu sa certification et s’est positionné comme une structure fiable, car c’est une coopérative certifiée. Avec 2500 membres recensés à ce jour, cette structure est certainement appelée à grandir davantage.

Jean François Fall, Informateur.info