@Informateur.info- La vente de parapluies en saison pluvieuse ne passe pas inaperçue dans la capitale économique ivoirienne voire dans les grandes villes du pays. Ce commerce saisonnier fait le bonheur tant des Abidjanais qui se protègent des grosses averses que des vendeurs qui réalisent, pour l’occasion, de bonnes affaires.

En cette période de pluies, le parapluie est, sans doute, l’article le plus demandé sur le marché. Et les commerçants se frottent les mains dans ce commerce fort florissant dans les rues abidjanaises.

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A Yopougon, à l’ouest de la capitale économique ivoirienne, à des endroits comme”Gesco”, “Palais”, “Keneya”, “Bel Air” ou “Siporex”, de jeunes dames ou filles se faufilent entre les véhicules pour proposer cet article. Pour Binaté Bintou, 32 ans, d’ordinaire, vendeuse d’oranges à Siporex, “la vente de parapluies que j’ai commencée depuis fin mai, me fait gagner un peu plus d’argent, entre 9.000 et 15.000 FCFA par jour“. La vendeuse explique qu’elle s’approvisionne chez un grossiste au marché du Forum d’Adjamé  et le soir elle lui verse son argent. “Les petits parapluies sont vendus de 1000 F à 1.500F l’unité, les moyens de 2000 à 2.500F et les grands à 3.000F“, ajoute-t-elle soulignant qu’elle réalise une marge bénéficiaire de 200 à 300 FCFA sur chaque type de parapluies. “Dans la journée, je peux vendre 50 à 70 articles“, confie Binaté Bintou.

Comme elle, l’étudiant en criminologie, Yapo Evariste, 27 ans, s’est lancé dans ce business. “C’était le 4 juin, j’avais 10.000F en poche et un ami m’a conseillé un Libanais qui livrait des parapluies au Forum d’Adjamé. J’y suis allé et j’ai acheté des marchandises, toutes tailles confondues pour 10.000 F. Contrairement aux autres qui prennent pour revendre et venir payer, j’ai payé cash”, raconte-t-il.

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Le lendemain, sous une forte pluie, l’étudiant écoule, rapidement sa marchandise. “Et je réalise qu’en l’espace de 10 heures, je viens de faire un bénéfice net de 11.000F”, se réjouit-il. L’appétit venant en mangeant, Evariste remet la mise, le lendemain, pour voir son gain journalier passer à 15.000F. Depuis, le jeune étudiant s’est installé dans ce commerce juteux; le temps de la saison des pluies. “Oui, s’il pouvait pleuvoir chaque jour pendant au moins cinq mois…”, ironise l’étudiant en criminologie. 

Si les vendeurs se réjouissent, les utilisateurs de parapluies grognent contre son oubli facile. “Il y a une journée, où j’ai dû acheter trois parapluies pour la simple raison que je l’oublie soit dans un taxi soit dans un lieu où je suis resté longtemps.  C’est vrai le parapluie est utile en ces temps mais son affaire de l’oublier facilement  me répugne“, se lamente Frédéric Oulaï, Professeur de mathématiques dans un lycée de la place. “Ça fait notre affaire. Comme ça, les gens viennent acheter encore un autre parapluie”, ironise à son tour, Binaté Bintou.

Geneviève MADINA