@Informateur.info- Le décès tôt mardi, de la légende camerounaise du saxophone, Emmanuel N’Djoké Dibango dit Manu Dibango, victime du coronavirus ou Covid-19, a attristé des personnalités du monde culturel, politique … à travers le monde, dont le président du Faso, Rock Marc Christian Kaboré, estimant que l’Afrique en l’immense artiste camerounais, ‘’ une légende musicale inspirante et inoxydable’’.
 
‘’Avec la disparition de Manu Dibango, l’Afrique perd une légende musicale inspirante et inoxydable’’, a posté, dans un Tweet, le président du Faso saluant, avec une pensée pour sa famille et ses proches,  ‘’la mémoire de cet orfèvre hors-pair du saxophone qui laisse au monde une œuvre inégalée’’.
 
Réagissant à la mort de cette virtuose du jazz, la Béninoise Angélique Kidjo et le Sénégalais Youssou N’Dour ont salué la mémoire de leur aîné. 
 
Pour Angélique Kidjo, c’est ‘’un géant’’ de la musique africaine qui a guidé ses pas et ‘’un bel être humain’’. ‘’Tu as été un grand frère, une fierté pour le Cameroun et pour l’Afrique toute entière’’, admet, pour sa part, Youssou N’Dour. Selon sa compatriote, Rebecca Enonchong, entrepreneure, Manu Dibango restera à ‘’jamais dans nos cœurs et sa musique dans nos âmes’’.
 
Yves Bigot, directeur de la télévision francophone TV5 Monde et ex-producteur de Manu Dibango, retient que le défunt  était ‘’le premier musicien africain en Europe – à Paris et à Bruxelles –, la première star africaine aux Etats-Unis avec un impact colossal du Soul Makossa sur la culture du moment, et par la suite pillé par Michaël Jackson dans +Wanna Be Startin’ Somethin +  sur l’album Thriller, le disque le plus vendu de l’histoire de l’industrie’’.
 
Né le 12 décembre 1933 à Douala, au Cameroun, Emmanuel N’Djoké Dibango  est arrivé en France à l’âge de 15 ans et laisse 2 filles (Georgia, Marva) et 2 garçons (Michel et James).
 
Geneviève MADINA