@Informateur.info- Dans un passé récent, le ministre de l’Artisanat Konaté Sidiki, Coordonnateur régional du RHDP du Tonkpi (Man) et son collègue de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche scientifique, Albert Mabri Toikeusse, président du Conseil régional du Tonkpi, regardaient dans la même direction dans la conduite des affaires du parti jusqu’à la désignation officielle, la semaine dernière, du Premier ministre Amadou Gon Coulibaly  comme candidat du RHDP à la présidentielle du 31 octobre 2020.
 
Ce choix a ravivé la flamme de désamour entre les deux cadres du Tonkpi. L’un (Konaté) approuvant le choix du parti et l’autre (Mabri) à qui l’on prête des ambitions présidentielles, contestant à mots voilés la désignation du Premier ministre.
 
Profitant d’une réunion des instances locales de leur parti, dimanche 15 mars, à Man, le ministre de l’Artisanat a décoché des piques à l’endroit de son collègue de l’Enseignement supérieur, absent à ladite réunion. Devant les militants venus des quatre coins de la région, Konaté Sidiki a regretté le ‘’dysfonctionnement’’ du parti dans la région où ‘’seules deux coordinations’’ ont pu fonctionner normalement.
 
Il a profité de l’occasion pour enjoindre les militants du Tonkpi que ‘’le choix d’Amadou Gon Coulibaly comme candidat du parti doit être également notre choix’’ avant de s’attaquer ouvertement à Mabri Toikeusse, 2eme vice-président du RHDP qui a, selon lui, jeté ‘’le discrédit sur l’Ouest’’ le 12 mars lors de la désignation d’Amadou Gon Coulibaly.
 
‘’Pendant que tous les autres assis sur la table de séance avec le président Alassane Ouattara étaient debout pour saluer ce choix, Mabri est resté scotché, assis sur son siège’’, s’est indigné M. Konaté avant d’objecter que ‘’ce jour-là, il était encore plus sage de rester à la maison que de venir se donner en spectacle de la sorte’’.
 
Puis d’enfoncer que ‘’les gens ne sont pas sincères avec eux-mêmes et avec nous aussi. Mais soyez rassurés, on ne va pas se laisser prendre en otage ici dans le Tonkpi par quiconque’’, a-t-il lancé à l’endroit de son collègue de l’Enseignement supérieur, en déplorant que ‘’certains cadres du parti ne jouent pas franc jeu’’.
 
Geneviève MADINA