@Informateur.info- La rencontre de l’opposition politique burkinabè devant aboutir au choix de leurs représentants dans les commissions électorales indépendantes de l’Ambassade et des Consulats généraux a donné lieu, ce dimanche soir, à une violente dispute au siège de la Fédération de l’UPC Côte d’Ivoire.

A l’origine de cette situation dommageable, la posture intransigeante affichée par Dominique Gnissi, qui a voulu s’adjuger la juridiction consulaire de Soubré pour le compte de son parti, l’UNDD Côte d’Ivoire. «Sacrilège!», répliquent les autres, notamment le CDP, l’UPC, l’ADF/RDA et la NAFA qui estiment que l’UNDD n’est pas du tout représentatif pour prétendre à cette zone qui, il faut le rappeler, concentre le plus grand nombre de burkinabè en Côte d’Ivoire. Il sera proposé au représentant du parti de Hermann Yaméogo de reconsidérer son choix en proposant plutôt un représentant de son parti pour la juridiction de Bouaké. «Niet», rétorque-t-il avant de claquer la porte sous l’emprise d’une colère noire.

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Pour son malheur et pour celui de son parti, le CDP, l’UPC, l’ADF/RDA et la NAFA ont décidé d’éjecter l’UNDD de leur coalition, évoquant le fait que ce parti ne fait pas partie du Chef de file de l’opposition politique (CFOP).

Toute chose qui a été confirmée, séance tenante, par Zéphirin Diabré, joint par téléphone par son représentant en Côte d’Ivoire. Subséquemment, ces quatre formations politiques ont décrété que Michel Bambara, est dorénavant leur porte-parole en Côte d’Ivoire.

Après le départ de Dominique Gnissi, le siège de l’UPC Côte d’Ivoire retrouve un calme propice donc à la poursuite des échanges qui ont permis une répartition consensuelle des postes à fournir dans le cadre de la mise en place des démembrements de la CENI.

Jean François FALL