Vote historique de la diaspora le 22 novembre 2020

@Informateur.info- Longtemps tenue à l’écart du vote du président du Faso, la diaspora burkinabè de l’extérieur a pour la première fois de l’histoire exercé, ce droit, le 22 novembre dernier. Une promesse que Roch Marc Christian Kaboré a tenu à matérialiser, mettant ainsi fin à un traitement discriminatoire qui dure depuis les indépendances. En Côte d’Ivoire le corpus électoral pour ce premier essai était de 5493 électeurs en raison de l’exclusion de la carte consulaire, détenus par au moins 2 millions de burkinabè, des documents d’enrôlement.

Le 05 octobre, la Convergence des peuples pour la promotion du traité d’amitié et de coopération ivoiro-burkinabè (Coptac) de Désiré Yaméogo primait plusieurs acteurs sociaux, politiques et Culturel lors d’un dîner gala à Abidjan Plateau.

Le 7 octobre, un accident de la circulation a coûté la vie à 18 Burkinabè à Bouaké alors que le car qui les transportait vers Abidjan a tenté un mauvais dépassement.

En août, le Consul Général du Burkina Faso à Abidjan, Benjamin Nana, reçoit dans la cadre de la coopération économico- diplomatique, le Grand Prix Spécial Africain du meilleur Artisan. Le même mois d’août, l’ambassadeur du Burkina Faso en Côte d’Ivoire, Mahamadou Zongo reprenait son bâton de pèlerin pour prêcher la paix entre Burkinabè et Ivoiriens. Le diplomate  a sillonné le pays profond, Soubré, Man, Biankouma, Méagui, San-Pédro et Grand-Beréby, Bouaké et Yamoussokro. Des missions terrain très appréciées par les communautés visitées.

2020 aura aussi marqué la fin de mission de plusieurs agents du Consulat et de l’Ambassade au nombre desquels, Zabsonré Issouf précédemment attaché de presse. Avec sa touche professionnelle, ce dernier aura rendu très visible les activités de la Représentation diplomatique et consulaire.

Le 9 juin, une trentaine de burkinabè embarqués dans un camion de bétail en violation de la mesure de fermeture des frontières liées au Covid-19, ont été présentés par la Rti de manière théâtrale comme des clandestins. Des images qui ont choqué l’opinion. Sur la question, les uns avaient estimé que les deux pays étant liés par un traité de coopération, ces Burkinabè n’avaient pas à être humiliés sur la place publique, quand d’autres soutenaient qu’il fallait ainsi choquer pour sensibiliser. Toujours est-il que cette affaire avait fini par être réglée diplomatiquement et les interpellés remis aux autorités burkinabè.

Dans le cadre de la solidarité dans la lutte contre la Covid-19, le Conseil des opérateurs économiques burkinabè en Côte d’ivoire a fait don de 5 millions FCFA, le 21avril, au ministère ivoirien de la solidarité et de la cohésion sociale. Le 18 mai, le Conseil faisait le même geste de 5 millions FCFA au ministère burkinabè de la santé. Soit une contribution totale de 10 millions FCFA.

Dans la même veine, la Fédération des associations burkinabè en Côte d’Ivoire (Fedapci) présidée par le dynamique président Koudougou Sia a collecté des dons divers depuis la Côte d’Ivoire au profit des déplacés internes du Burkina Faso.

Le 21 février 2020, Yanick Sankara, journaliste culturel burkinabè et Issouf Bonkoungou, fils du patron d’Ebomaf périssaient dans la fleur de l’âge dans un accident de la circulation à Ferkessedougou. L’accident qui a ému le public a également coûté la vie au garde du corps du fils du patron d’Ebomaf.

 

Autre page triste, la communauté burkinabè en Côte d’Ivoire a perdu au cours de l’année 2020 de grands leaders communautaires. De fait, le vendredi 17 janvier 2020, Salogo Mamadou, président du Conseil national des Burkinabè en Côte d’ivoire (Cnbci) quittait ce monde au Maroc où il s’y était rendu pour des soins. Le 16 mai 2020, suivait Barry Boaré, ex-délégué consulaire de Koumassi. Avant ce dernier, le 16 avril, Elhadj Traoré Daouda, ex-président de l’union fraternelle des originaires de la Haute-Volta tirait sa révérence.

Ces faits marquants ne sont certes pas exhaustifs, mais ils donnent une idée des joies, des malheurs et des péripéties qui ont jalonné la vie de la communauté burkinabè en Côte d’Ivoire au cours de l’année 2020.

Charlène ADJOVI