@Informateur.info- Le feu et le bitume ne font pas bon ménage. Depuis que les marches ont repris en Côte Côte d’Ivoire avec comme corollaire des pneus brûlés sur la chaussée, le bitume entame par endroits le point de départ d’une dégradation anticipée. Informateur.info a revisité quelques site où des manifestants ont incendié des pneus sur la chaussée lors des manifestations contre le 3é mandat du président Alassane Ouattara.

De Gesco au Km 17 de Yopougon à Adiapoto, commune de Songon, en passant par le carrefour Brimbrimsso, le constat est édifiant. Là où les pneus ont été incendiés, le bitume présente des traces d’effritement. Ce qui marque, inéluctablement, le point de départ de l’usure prématurée du bitume. Avec le trafic, les parties du bitume brûlé vont continuer de s’effriter et à long terme faire place à des nids de poule.

A(re)lire Côte d’Ivoire: Des empoisonnements comme moyen d’élimination des adversaires politiques?

Selon Issaka Kindo, expert en BTP, par ailleurs DG de Kindo Fils corporation, le feu est un facteur accélérateur de la dégradation de la chaussée. ” Le bitume est certes installé à une température comprise entre 160 et 175% mais une fois installé si l’on y applique le feu au-delà d’une certaine température, il perd de son élasticité. Le bitume s’effrite et peut même présenter des fissures qui vont à la longue conduite à la détérioration du bitume“, explique t-il.

Pour réduire l’ampleur des incendies de pneus sur la chaussée, les forces de l’ordre ont initié, depuis quelques jours, des opérations de ramassage des pneus usagés dans plusieurs quartiers d’Abidjan. Dimanche dernier l’on les apercevait encore du côté de Yopougon Nianghon vers le terminus 47 camion chargé de pneus.

Vivement que les manifestations de rue soit encadré de telle sorte que les manifestants ne soient pas obligés d’incendier des pneus sur la chaussée.Cela y va de la préservation du réseau routier du pays.

Charlène ADJOVI