Tiburce Koffi

Dans une interview qu’il a accordée à Lageneraledepresse.net, à la veille de l’An II de l’Appel de Daoukro, Tiburce Koffi donne son point de vue sur la gestion du pouvoir d’Etat par Ouattara, mais aussi sur le projet de la réforme de la constitution. Sans détour, depuis son exil parisien, l’écrivain très branché sur les réalités de son pays se prononce. Lisez plutôt !

La Générale de Presse : M. Tiburce Koffi, dans quelles circonstances êtes-vous parti de la Côte d’Ivoire ?

Tiburce Koffi : Je ne veux plus revenir sur ces choses. Elles ne m’apportent rien. Je suis à un autre stade de ma vie : aller le plus loin possible dans ma trajectoire intellectuelle et artistique dans l’écriture et le jazz.

LGP : Pourquoi avoir écrit «Non à l’Appel de Daoukro», cette exhortation qui a pourtant été entérinée par la direction du Pdci ?

TK: Cette question signifie que vous n’avez jamais lu ce livre. La réponse s’y trouve. En gros, j’ai écrit ce livre pour exprimer ma liberté de citoyen. Et je ne vois pas en quoi donner un point de vue sur une question d’intérêt national devrait être compris comme un crime.

LGP : Que reprochez-vous concrètement à cet appel qui a été lancé le 17 septembre 2014 par le président Bédié à Daoukro à la faveur de la visite d’Etat qu’effectuait son cadet Alassane Ouattara dans la région de l’Iffou?

TK : Prenez la peine de lire mon livre. La réponse à cette question s’y trouve aussi. Je perds du temps à répondre à des questions pareilles, Monsieur. Je ne vais pas réécrire ce livre pour vous ! Tout de même ! Avançons. Allez lire ce livre ; et s’il y a des idées qui vous heurtent ou que vous ne comprenez pas bien, alors, alertez-moi et je vais vous éclairer. Je ne réponds plus à ce type de question.

LGP : D’aucuns subodorent que votre posture participe d’un soutien à l’ancien Premier ministre Charles Konan Banny dans sa «fronde» contre le président Bédié pour le contrôle du vieux parti, que leur répondez-vous ?

TK : Je ne savais pas que M. Banny menait une fronde contre M. Bédié pour le contrôle du Pdci. Et puis, ces questions ne m’intéressent vraiment pas, monsieur. Mes liens avec M. Banny n’ont rien à y avoir avec le Pdci. Lire la suite sur lageneraledepresse.net