Le leader de la Nouvelle Alliance de la Côte d’Ivoire pour la Patrie(NACIP), Jichi Mohamed dit Sam l’Africain a écopé d’une nouvelle peine d’emprisonnement , le mardi dernier, suite à une décision de justice. Et ce, dans une autre affaire, dans laquelle ce leader politique comparaissait pour des faits de tentative d’escroquerie dont il a été reconnu coupable. Ainsi, depuis son retour de la Haye, où il est allé témoigner à charge contre Laurent Gbagbo, Sam l’Africain a élu domicile à la MACA (Maison d’Arrêt et de Correction d’Abidjan).Puisque cela fera la seconde fois consécutive, en moins d’un an, qu’il est inscrit au nombre des locataires de la MACA .La première fois remonte au mois dernier, c’est-à-dire en mars. Mais à quoi rime cet acharnement politico-judiciaire contre ce leader politique, qui n’a fait que dire sa part de vérité sur la situation socio politique que traverse la Côte d’Ivoire .Surtout, quand on pousse les analyses plus en profondeur, et qu’on se rend compte qu’il ne pèse «rien» sur l’échiquier politique nationale. Alors, Quelles sont les motivations réelles des gouvernants ? Qui font, pour le coup,  fi des messages prononcés ça et là, allant  dans le sens d’une réconciliation vraie et inclusive. Ouattara et son gouvernement auraient plutôt gagné en dignité et en sagesse, s’ils avaient fait l’économie de ce énième procès. Dont les aboutissants n’en valaient point la   «chandelle». C’est le lieu de tirer la sonnette d’alarme sur les graves dérives qui planent sur le processus de paix dans son ensemble, puisque le gouvernement actuel ne ménage aucun effort pour conduire le navire Ivoire au quai de la réconciliation, comme l’a si bien préconisé le président de l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire Guillaume Soro, lors de son discours inaugural de la rentrée parlementaire, en ces termes «osons la repentance, osons le pardon, osons la réconciliation ». Ainsi par ses actes qui sont de nature à saper la réconciliation, le gouvernement ivoirien se dresse contre les aspirations profondes du peuple ivoirien, puisqu’il rame à contre courant des décisions prises par ses représentants. Il est grand temps que le président  Ouattara et son gouvernement changent leur fusil d’épaule, pour emprunter, de façon irréversible, le train de la réconciliation. Cela nécessite, à n’en  point douter, d’énormes sacrifices et de don de soi dans le dépassement de tous les clivages sociopolitiques.

Yannick Kobo

 

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