@Informateur.info- Connu pour son franc-parler, le président du parti de l’indépendance, du travail, et de la justice(PITJ) était l’invité du Jt de 19h30 de la télévision Bf1, ce dimanche 31mars 2019. L’homme politique burkinabè s’est prononcé sur la situation socio-politique, sécuritaire et économique du Burkina Faso.

Commentant le procès du putsch manqué de septembre 2014, Soumane Touré a estimé qu’il «s’agit du procès de l’armée». Mais au-delà du procès lui-même qu’il pense «s’enliser dans les affaires d’écoutes», Zoumane Touré a ouvertement mis en cause le ministre de la défense burkinabè, Chérif Sy, président du Conseil national de la transition, au moment des faits, d’être le seul responsable des victimes enregistrées lors du putsch. «On pourrait considérer ce coup comme une mutinerie du Rsp, une succession de mouvements d’humeur des soldats qui a abouti à une prise d’otages (…). C’est Chérif Sy qui a appelé à la résistance. Il est donc le seul responsable des victimes qu’il y a eues», a accusé en substance le président du PITJ. Qui estime par ailleurs que les victimes de ce putsch manqué et celles de l’insurrection qui a contraint Blaise Compaoré à la démission doivent être considérées de la même manière.

Pour le président du PITJ, la transition burkinabè sous Michèle Kafando et son Premier ministre Yacouba Isaac Zida était une farce. Elle n’était ni démocratique ni constitutionnelle, pas plus que les élections et les institutions qu’elle a engendrées. «Le PITJ est toujours dans la désobéissance civile», a-t-il indiqué.

Partageant sur le plateau, sa vision du développement du Burkina Faso, Soumane Touré a regretté le fait Ouagadougou se développe excessivement au détriment des autres provinces du pays. Il a surtout pointé du doigt les zones sahéliennes dans le nord. «Dans ces zones les gens préfèrent envoyer les enfants à l’école au Niger et au Mali. Ils n’ont plus confiant en leur pays», a-t-il fait remarquer. Comme solution, il appelle à un véritable débat national et au respect des fondamentaux du droit consignés dans la constitution burkinabè.


Dalima Dahoué