Alassane Ouattara lors du dépôt de sa candidature à la CEI

@Informateur.info- 24 heures après l’annonce de la décision du Conseil Constitutionnel, la Cour africaine des droits de l’Homme et des peuples (CADHP) avait demandé à la Côte d’Ivoire l’arrêt des poursuites contre Guillaume Soro et réclamé que soit prononcée son éligibilité à la prochaine présidentielle.

L’Etat ivoirien par la voix de ses ministres a laissé entendre qu’il n’entend pas se plier à cette décision de l’instance basée en Tanzanie. Face à cette situation, les avocats de Guillaume Soro sont sortis de leur silence au travers d’une note rédigée depuis Paris?

Dans le communiqué publié ce mardi 22 septembre 2020, ils ont mis en garde le président ivoirien contre d’éventuels troubles. A en croire ce collectif, «le gouvernement et le président sortant seront les seuls responsables du recul de l’Etat de droit avec toutes les conséquences qui vont en résulter, notamment les morts» si le refus de ne pas exécuter les décisions de la CADHP est maintenu.

Selon les avocats de Guillaume Soro, l’annonce du retrait de la déclaration de compétence de la Cour par la Côte d’Ivoire «n’y change rien dans la mesure où nonobstant celui-ci, il reste lié par les décisions de la Cour qui s’imposent à lui». 

«Il conviendra dans ce contexte de réviser la liste des candidats et d’y inclure, notamment, notre mandant et tous ceux qui y ont été injustement écartés”, poursuivent le avocats.

Steven IBRAHIM