@Informateur.info- Depuis le 11 avril 2011, date de son arrestation, L’ex-président ivoirien, Laurent Gbagbo, ne s’est pas exprimé, publiquement, en dehors de son interrogation devant la Cour pénale internationale qui l’a acquitté depuis janvier 2019. En exclusivité pour Tv5 Monde, il a brisé, jeudi, le silence qu’il s’était, volontairement, imposé. Après neuf années, l’ancien chef d’État, dans l’attente d’un procès en appel, a décidé de rompre le silence eu égard aux tensions qui entourent le scrutin présidentiel du 31 octobre.

” Si je me tais, ça ne sera pas responsable, donc j’ai décidé de m’exprimer pour donner mon point de vue sur ce qui se passe, en ce moment, en Côte d’ivoire et donner ma direction, celle qui me semble bonne”, a-t-il répondu à Denise Epoté depuis Bruxelles où il réside.

Sur le rejet de sa candidature à l’élection du Président de la République, Laurent Gbagbo qui a confirmé son dossier de candidature s’est dit “surpris” par la décision du juge constitutionnel.

“Nous étions 44 candidats, on a rejeté 40 candidatures et je trouve ça un peu enfantin. Je pense que dans un pays ceux qui veulent être candidat doivent l’être”, a déclaré M. Gbagbo qui “comprend et partage” la colère de ceux qui sont opposés au troisième mandat d’Alassane Ouattara, estimant qu’ on ne “doit pas multiplier les obstacles sur la route des candidatures”.

Pour l’ex-président, le “remède” à ces tensions c’est la “discussion”. “Il faut que les gens s’asseyent et discutent. Avec la discussion, les négociations, on règle beaucoup de problèmes”, a-t-il prévenu, sinon “ce qui nous attend, c’est la catastrophe et c’est pourquoi je parle pour qu’on sache que j’ai parlé et qu’on sache que je dis qu’il y avait autre chose à faire, il faut discuter”, a insisté Laurent Gbagbo.

“Il est toujours temps de parler. Je voudrais dire aux Ivoiriens que je suis résolument du côté de l’opposition et vu mon expérience, il faut négocier”, a fait remarquer Laurent Gbagbo.

Geneviève MADINA