@Informateur.info- Hamed Bakayoko, alors Ministre d’État, ministre de la défense, avait prédit l’issue de l’élection présidentielle 2020, affirmant, le samedi 19 janvier 2019 à Yopougon, lors d’un meeting du RHDP unifié que 2020 était dans “le sac et déjà plié”, parlant du scrutin présidentiel.

A ceux qui sont encore dans des ambitions personnelles, qui veulent être président coûte que coûte, quelque soit ce que ça coûte au pays, quelque soit le sang versé, allez leur dire que 2020 là, c’est déjà calé. 2020 est déjà géré, ils n’ont qu’à passer après 2020. Peut-être en 2025 ou 2030 (…), 2020 est géré…2020 c’est déjà bouclé, 2020 c’est serré, 2020 c’est déjà bouclé, 2020 c’est déjà géré,…” avait-il insisté devant des militants RHDP parti unifié réunis en pré-congrès à Yopougon.

Avec la décision, ce lundi 9 novembre 2020, du Conseil constitutionnel validant l’élection du Président Alassane Ouattara dès le premier tour du scrutin du 31 octobre dernier, avec 94,27% des suffrages, la prophétie d’Hamed Bakayoko, désormais, Premier ministre, ministre de la défense est devenue une réalité.

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Loin d’être un devin, Hamed Bakayoko, à défaut d’être le “concepteur” de ce plan “commun” pour la conservation du pouvoir, en était, à tout le moins, bien informé. Un pari réussi au prix des morts (on parle d’une quarantaine de victimes) et des exclusions à l’élection présidentielle de gros calibres tels que Gbagbo Laurent, Guillaume Soro, ou encore Mabri Toikeusse. Confinant l’opposition dans une peur-panique. C’est bouclé et géré avec “les Microbes” qui ont étouffé toute contestation dans l’œuf.

L’opposition qui a montré ses limites dans une stratégie illisible, a son avenir derrière elle, elle qui a minimisé cette sortie d’Hambak. Outre la traque et l’emprisonnement de bon nombre de ses leaders pour “attentat, complot contre l’autorité de l’Etat et l’intégrité du territoire national”, selon le Procureur de la République, il faut désormais compter avec les défections dans ses rangs.

L’ex-ministre Amon-Tanoh Marcel vient de donner le ton. “D’autres cadres l’imiteront dans les prochains jours”, susurre-t-on. C’est géré et calé. Qu’il avait bien raison Hamed Bakayoko. La messe est bien dite pour le troisième mandat du Président Alassane Ouattara. Contesté ou pas.

Alexandre Lebel Ilboudo