Informateur.info-Depuis sa dernière conférence de presse au cours de laquelle, il a dénoncé des doublons dans les listes électorales dans le cadre de la présidentielle du 25 octobre prochain, ils sont nombreux les observateurs qui voyaient un retrait imminent de sa candidature avant l’échéance de dimanche. Ces derniers y ont vu dans cette dénonciation, sans preuve du reste, une belle échappatoire pour le natif de Morofê de se retirer de la course pour ainsi éviter l’humiliation dans les urnes. Car, en vérité le Grand Charles Konan Banny, plusieurs années de suite gouverneur de la puissante Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) n’a jamais été un vrai homme politique. Rompus dans les intrigues politiciennes, il se sera pris finalement à son propre piège : celui de la ruse. Une stratégie qui ne prospère pas sous Ouattara qui a vu des vertes et des mûres avec son ex-rival Laurent Gbagbo.

Dans sa déclaration de retrait de la course, Banny évoque «l’organisation d’élections présidentielles entachées de graves irrégularités qui font craindre un scrutin peu sincère, peu transparent et non inclusif». Et pourtant jusqu’au bout, il aura accepté ces conditions qu’il décrie aujourd’hui, en allant délibérément déposer sa candidature à la Commission électorale indépendante, en acceptant de battre campagne affiches à l’appui. A moins d’une stratégie puérile, comment peu t- on s’engager dans ce processus jusqu’à ce niveau et se retirer ensuite.  Il y avait pourtant aucune honte à se retirer comme l’ont fait Mamadou Koulibaly de Lider et Essy Amara, avant même l’ouverture de la campagne.

En se retirant à 48 heures du scrutin, Banny confirme tout simplement qu’il ne s’y connait pas en politique. Qui mieux que le président du FPI, Affi N’Guessan avait des raisons de contester ou de se retirer face à Ouattara à ces élections. Le match peut enfin véritablement se jouer entre politiciens de carrière et sans aucun risque de contestation des résultats parce que le dernier des contestataires connus comme tel aura jeté l’éponge.

Sir Alfred