@Informateurinfo- C’est une déclaration qui sonne comme un véritable aveu d’impuissance. Candidat à la présidentielle au Burkina Faso, Isaac Yacouba Zida ne sera pas présent sur le sol du Faso pour faire campagne.

L’ancien Premier ministre de la transition exilé depuis plusieurs années au Canada ne compte pas rentrer pour aller à la rencontre des électeurs. L’officier supérieur redoute en effet une arrestation une fois à Ouagadougou.

«J’ai prévu de rentrer d’abord pour le congrès, ensuite pour la campagne, mais il m’a été dit que je serai arrêté dès l’aéroport parce qu’il y a un mandat d’arrêt que la justice militaire a émis et que le gouvernement se voit obligé de faire respecter ce mandat», a déclaré Isaac Zida dans un entretien accordé à Lefaso.net.

«Tout le monde sait que cette affaire de mandat est un artifice politique inventé pour m’emmerder. Mais comme je suis un homme de paix et respectueux des lois de mon pays, j’ai demandé à mes avocats d’engager une procédure pour l’annuler. C’est donc en toute confiance que j’attends l’issue de cette procédure. Mes camarades du MPS comprennent parfaitement la situation et font ce qu’ils ont à faire de mieux, malgré mon absence, pour porter notre projet d’un Burkina meilleur à la connaissance des électeurs», ajoute-t-il.

En dépit de la confiance affichée quant à l’issue de cette procédure, il semble donc acquis que Yacouba Isaac Zida ne sera pas présent pour la prochaine présidentielle. Sa volonté de ne pas braver le mandat d’arrêt est un signe de résignation de l’ancien officier du Régiment de sécurité présidentiel (RSP).

Dans cette position, Isaac Zida pourrait se contenter de tenter de faire valoir son poids électoral dans le cadre d’un éventuel second tour et négocier éventuellement son retour au Faso.

En attendant, c’est donc depuis l’étranger que le candidat du Mouvement patriotique du Salut (MPS) va suivre le premier tour du scrutin prévu le 22 novembre prochain.

Alfred SIRAMA