@Informateur.info- Alors que le président de la Commission électorale, Kuibiert Coulibaly annonçait à la mi-journée seulement entre 30 et 40 % de bureaux de vote saccagés du fait des violences localisées dans certaines villes, le District d’Abidjan a revêtu des allures d’une ville morte, ce samedi 31 octobre 2020.

Toute la journée de ce samedi où le scrutin présidentiel s’est déroulé, en dehors de quelques votants déterminés à s’acquitter de leur devoir civique, l’écrasante majorité des Abidjanais sont restés cloitrés chez eux. Les uns craignant des agressions des microbes, comme cela a été le cas les jours précédents, et les autres obéissant à la consigne de l’opposition à ne pas sortir ce samedi.

En tout état de cause, la psychose était générale et perceptible dans les rues qui se sont vidées toute la journée de leur monde habituel. De Bingerville à Yopougon  et à Abobo en passant par Cocody, et Marcory, la vie a tourné au ralenti. Le commerce et des stations-services sont restés fermés. Seuls quelques téméraires ont ouvert des boutiques et magasins par endroits tout en veillant au grain.

Ce constat de ville morte quoique fortement motivée par la peur, conforte l’opposition politique ivoirienne qui a appelé les Ivoiriens à boycotter la présidentielle. Nul doute que cette réalité a impacté le taux de participation du scrutin de ce samedi.

Charlène ADJOVI