@Informateur.info- Quelque 300 policiers de l’Association des retraités de la police nationale (ARPN) réclament leurs épargnes au Fonds de prévoyance de la police nationale (FPPN), qu’ils estiment à plus de 2 milliards F CFA, selon leur président, le Capitaine Mathieu Goha.

En marge de l’assemblée générale, ce samedi, à l’EPP Sogephia 3 de Yopougon, pour commettre un avocat à l’effet de donner une suite judiciaire à cette affaire, le président de l’ARPN, le Capitaine de police à la retraite Mathieu Goha s’est entretenu avec Informateur.info.

Pour M. Goha, au terme des négociations qui se sont soldées par un échec, il ne leur reste que la voie judiciaire pour entrer en possession de leurs épargnes au FPPN. ‘’ Des policiers ont cotisé 10.000 FCFA, 20.000 FCFA, 50.000 FCFA voire 100.000 F chaque mois et ce pendant 5, 10, 15 ans. Et quelqu’un bloque cet argent qui nous revient. Ce n’est pas acceptable’’, dénonce-t-il.

Ces épargnes a-t-il poursuivi, devraient les accompagner pour les permettre de survivre jusqu’au paiement de la pension de retraite.

‘’ Depuis 2014, c’est la croix et la bannière pour les 5 promotions que nous constituons. Le directeur général du FPPN, le Commissaire divisionnaire de police, Kadjané Jacques, ne fait que nous mener en bateau’’, s’indigne Mathieu Goha déplorant parmi eux ‘’des décès, des cas de maladie, des retraités expulsés de leur maison, des veufs et veuves pourtant ils ont de l’argent qui dort dans les caisses du Fonds’’.

Selon lui, les autorités ivoiriennes, ‘’du gouvernement aux présidents d’institutions ainsi que le corps diplomatique accrédité en Côte d’Ivoire, l’Union européenne ont été saisis de notre situation sans suite’’. Cependant, reconnait-il, le nouveau ministre de l’intérieur, le général Diomandé Vagondo qui a reçu le bureau de l’Association le 17 décembre 2019, s’est montré ‘’réceptif’’ en vue de trouver une solution au problème de ces 300 policiers à la retraite qui broient du noir.

Mais en attendant, l’ARPN a commis Me Akaffou Ismaël du Barreau d’Abidjan pour défendre leurs intérêts afin de faire ‘’barrage à ce braquage de notre argent qui ne dit pas son nom’’, conclut-il.

Créé en juillet 2000, le Fonds de prévoyance de la Police nationale a été mis en place pour apporter une assistance sociale à tous ses agents adhérents.

Geneviève MADINA