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@Informateur.info- Insécurité, corruption, népotisme, chômage des jeunes, code et fichier électoraux…L’opposition politique burkinabè n’a pas manqué de qualificatifs, ce samedi 29 septembre 2018, pour dézinguer la gouvernance du régime de Roch Marc Christian Kaboré. C’était lors d’une marche-meeting qui a réuni des dizaines de milliers de manifestants à la mythique place de la révolution à Ouagadougou. «Vous êtes là parce que vous êtes inquiets pour l’avenir de notre pays ! Cela fait bientôt trois ans que le MPP et ses alliés sont au pouvoir (…), ils sont devenus aujourd’hui un problème pour le Burkina Faso», a lancé d’entrée le chef de file de l’opposition politique, Zéphirin Diabré. Et d’enchainer : «La sécurité du Burkina Faso n’est plus garantie. L’intégrité de son territoire national est menacée. Face à la montée en puissance du péril terroriste, le MPP et ses alliés brillent par leurs tâtonnements et leurs improvisations. Nos dirigeants boivent le champagne et dansent le coupé décalé, pendant que nos enfants tombent au front comme des mouches!»

Pour Zéphirin Diabré qui était entouré des chefs des principaux partis de l’opposition «le Burkina Faso ne peut pas et ne doit être abonné aux cérémonies d’enterrements réguliers de jeunes soldats à peine sortis de l’adolescence, assorti de décoration à titre posthume !». Face à ce qu’il qualifie donc de péril terroriste, M. Diabré a appelé «à l’union sacrée pour soutenir les forces de défense et de sécurité et non pour sauver le MPP du naufrage». Si l’union sacrée semble être un devoir pour les patriotes, le chef de file à en revanche exiger le limogeage des ministres en charge de la défense et de la sécurité. «Les forces vives de notre nation demandent solennellement ici, que le Président du Faso prenne un décret, pour limoger purement et simplement les ministres en charge de la défense et de la sécurité, et les remplacer par des gens plus compétents et plus expérimentés», a-t-il exigé.

Au cours de son discours, Zéphirin Diabré a dénoncé la politisation de l’administration publique et les atteintes aux libertés fondamentales. Il s’est aussi attaqué à la morosité de l’économie burkinabè qui impacte sur le chômage et le pouvoir d’achat des ménages. Quant au fameux Pndes sur lequel s’arcboute le pouvoir MPP, l’orateur résumera la situation en ces termes : «Quel développement pouvons-nous espérer avec un gouvernement qui est incapable d’assurer la sécurité du pays ? Aucun !».
Le meeting, faut-il le préciser, s’est déroulé dans le calme et sans aucun incident. Les organisateurs entendent avec ce franc-succès pouvoir imposer à travers la mobilisation un nouveau rapport de force.

 

Dalima Dahoué

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