Salogo Mamadou, président du Conseil national des Burkinabè en Côte d'Ivoire

@Informateur.info- En désaccord avec Mahamadou Zongo, ambassadeur du Burkina Faso en Côte d’Ivoire sur le principe de gestion des associations et la chefferie burkinabè en Côte d’Ivoire, Salogo Mamadou, président de l’union des danses traditionnelles Burkinabè en Côte d’Ivoire n’assistera pas, selon ses proches, aux phases éliminatoires de la semaine nationale de la Culture Bobo’2020.

Ces phases éliminatoires, faut-il le rappeler, sont prévues le jeudi 12 décembre prochain au Consulat Général d’Abidjan au Plateau en présence de l’Ambassadeur, des Consuls Généraux et du directeur général de la semaine nationale de la culture.

Mais il n’y a pas que la brouille avec le diplomate Burkinabè en Côte d’Ivoire qui justifierait la non-participation de celui qui préside aussi le Conseil national des Burkinabè en Côte d’Ivoire. Salogo Mamadou n’apprécierait pas le fait d’être mis à l’écart dans l’organisation des phases éliminatoires de la SNC après s’être mouillé le maillot pour l’organisation de la culture burkinabè en Côte d’Ivoire.

Pour les partisans de Salogo Mamadou, depuis 2010 la diaspora Burkinabè en Côte d’Ivoire n’a plus participé à la semaine nationale de la culture. «C’est à l’initiative de l’union de Salogo Mamadou qui a écrit au ministre de la culture pour demander la prise en compte de la diaspora à l’édition 2020 que la Côte d’Ivoire est de retour dans ces compétitions. Et voilà que l’union est mise à l’écart dans l’organisation», fulmine un proche de Salogo Mamadou. A en croire ce dernier, ces phases éliminatoires auraient enregistré beaucoup plus de troupes si Salogo Mamadou n’avait pas été frustré par les organisateurs. Et de conclure : «Les troupes qui se reconnaissent en l’homme ont tout simplement décidé de boycotter en ne s’inscrivant pas pour 2020».

  • L’ambassade recentre les choses

Pour M. Ouédraogo Fabrice, Conseiller à l’Ambassade du Burkina Faso en Côte d’Ivoire que Informateur.info a joint par téléphone pour mieux comprendre l’organisation, il n’en est rien. «C’est un faux débat. Si Monsieur Salogo a un problème ce n’est pas avec nous», recentre M. Ouédraogo. Et d’expliquer : «Il y a un arrêté au niveau du ministère de la culture qui crée les comités d’organisations dans les provinces et dans les départements. Au niveau de l’Ambassade, c’est l’Ambassadeur qui est le président du comité d’organisation conformément à cet arrêté. Il revient donc à l’Ambassadeur de mettre en place ce comité. Je peux vous rassurer que lors de la rencontre avec le ministre de la culture ici, M. Salogo était là. Il était également là lors de la rencontre avec le directeur général de la SNC. Il a même dit à l’occasion qu’il était âgé et fatigué et qu’il laissait la place à son Secrétaire Général Savadogo Mamadou».

Pour M. Ouédraogo c’est un comité d’organisation de 10 membres et sur ces dix membres, le Secrétaire Général de l’union de M. Salogo en a proposé six et nous avons retenu quatre. «Nous avons même dû demander au ministère de rallonger les membres du comité à 15. C’est donc un faux débat», a conclu Fabrice Ouédraogo.

Jean François FALL