Alassane Ouattara, président

@Informateur.info- Les relations entre Alassane Ouattara et Guillaume sont exécrables. Depuis plusieurs semaines, les deux ex-alliés, par médias interposés s’envoient des piques.

Dans un entretien accordé au journal français Le Monde, le numéro 1 ivoirien a une nouvelle fois affirmé que l’ancien chef rebelle doit être en prison selon lui. «Pour lui ce sera la prison. Il n’y a aucun doute là-dessus. Il mérite la prison à perpétuité pour ce qu’il a fait», a déclaré le président, candidat à un nouveau mandat.

Alassane Ouattara a encore en travers de la gorge les mutineries de 2017 dont il présente Guillaume Soro comme l’un des instigateurs.

«Après les mutineries de 2017, on a trouvé des tonnes d’armes chez lui. Puis nous en avons trouvé au siège de son parti. En quoi un président de l’Assemblée nationale a-t-il besoin d’avoir des lance-roquettes au siège de son parti? Il y avait une organisation en vue d’effectuer un coup d’Etat», a ajouté le leader du RHDP.

Dans son entretien, Alassane Ouattara a également évoqué ses relations avec Henri Konan Bédié qu’il accuse d’être à la base de l’échec de leur alliance. «Je lui ai proposé en 2018 que nous organisions des primaires entre nos deux partis en proposant chacun deux ou trois candidats mais Bédié ne veut que sa personne. C’est cela qui a créé le vrai problème et j’ai eu raison. Si Bédié revenait, ce pays serait détruit. Tout ce que nous avons fait aurait été dilapidé. Ça, je ne peux pas l’accepter», a dit le chef de l’Etat.

En outre, le candidat du RHDP a indiqué qu’en cas d’élection, il pourrait permettre à Laurent Gbagbo de rentrer en Côte d’Ivoire. «Laurent Gbagbo va rentrer, il n’y a aucun problème. Il a un procès en cours. Il a été acquitté en première instance par la Cour pénale internationale (CPI). Il y a une procédure d’appel et dès que cela sera terminé, je prendrai les dispositions pour qu’il puisse rentrer. Mais attention, il a été condamné pour le pillage de la Banque centrale des Etats d’Afrique de l’Ouest et puis il y a des victimes qui ont ouvert une procédure ici pour les tueries qui ont été perpétrées pendant sa présidence. Si je ne fais pas quelque chose, quand il rentrera, il ira directement en prison. Je ne compte pas l’amnistier mais je compte prendre une décision qui facilite son retour», a dit le locataire du palais d’Abidjan.

Steven IBRAHIM