@Informateur.info- L’orpaillage clandestin en côte d’Ivoire connait une extension exponentielle ces dernières années en dépit de la répression des forces de l’ordre. Dans plusieurs régions du pays, l’exploitation minière illicite est devenue une source de revenu pour de nombreux ménages. Selon le Ministère des mines, le pays comptait en 2014, 258 foyers d’extraction non autorisés.

Interpellée par ce phénomène qui n’est pas sans conséquence sur l’environnement et la sécurité alimentaire, la Société coopérative minière des planteurs de Côte d’Ivoire (SOCOMIP-CI) portée sur les fonts baptismaux en mai 2019, veut contribuer aux côtés des autorités ivoiriennes à la lutte contre l’exploitation clandestine et illégale d’or.

Pour ce faire, M. Bilé Bilé, président du conseil d’administration de la SOCOMIP-CI a adressé plusieurs courriers, notamment au président de la République, au ministère de l’Intérieur et de la Sécurité, au Ministère des mines et de la Géologie afin de les informer de la disposition de sa structure à collaborer à la sensibilisation et à la lutte contre l’orpaillage clandestin.

«Notre coopérative fait de l’exploitation minière légale, la vente, et l’achat de matériel d’exploitation. Nous mettons également un accent sur la promotion, la sensibilisation, la sauvegarde et la protection d’un environnement durable sur les sites d’exploitation minière», précise M. Bilé.

La réhabilitation des sites d’orpaillages clandestins étant dévolus au Ministère des mines, la SOCOMIP-CI espère une collaboration fructueuse avec la direction générale des mines dans le cadre de la lutte contre l’extraction clandestine.

Pour éviter de faire le “médecin après à la mort“, la SOCOMIP-CI a décidé d’attaquer le mal par la racine. C’est pourquoi, le Pca, M. Bilé Bilé a annoncé : «Dans les jours à venir nous prévoyons des missions de sensibilisations des orpailleurs, des planteurs et propriétaires terriens et des opérations de démantèlement de quelques sites avec l’aide des forces de sécurité».

Charlène ADJOVI