@Informateur.info- Des violences qui ont éclaté, jeudi à Niamey, la capitale du Niger, deux jours après la proclamation des résultats provisoires donnant vainqueur Mohamed Bazoum avec 55, 75% des voix face à Mahamane Ousmane (44,25%), sont imputées à Hama Amadou, ex-Premier ministre, ex-président de l’Assemblée nationale, président du Mouvement démocratique nigérien (Moden Fa Lumana, opposition ) recalé à la présidentielle.

Selon le ministre de l’Intérieur Alkache Alhada, Hama Amadou entretient la tension dans le pays depuis des mois par ses diverses prises de paroles publiques. Suite aux violences et troubles à Niamey qui ont causé la mort de deux personnes, 470 personnes ont été arrêtées, a-t-il indiqué, jeudi, dans un point-presse.

“Comment peut-on, avant les élections, organiser une alternance autrement que par la force, autrement que par un coup d’État en fait ? Le 22 septembre, il disait que si sa candidature n’était pas retenue, ce qui était arrivé au Mali arrivera au Niger. Il est arrivé au Mali… un coup d’État… Je ne fais même pas cas des propos racistes qu’il a proférés, ce n’est pas responsable”, a chargé le ministre Alkache.

Poursuivant, il a indiqué que tous ces actes posés sont répréhensibles pour lesquels les auteurs, coauteurs, complices, instigateurs seront poursuivis. “Nous n’oublierons rien. Les dossiers sont en préparation et ils vont payer. Nous n’accepterons pas que ce pays devienne un pays de dictature, nous n’accepterons pas que ceux qui veulent coûte que coûte, quelles que soient les conditions, y compris en mettant le feu, arriver au pouvoir, nous n’accepterons pas ça”, a inisisté le ministre de l’Intérieur qui a, ouvertement, accusé Hama Amadou, annoncé en fuite, d’être à l’origine des violences.

Pour rappel, le confrère Moussa Kaka, correspondant de Rfi au Niger, a vu son domicile saccagé et incendié, jeudi, par des manifestants inconnus.

Pour sa part, Paris a encouragé l’ensemble des parties au “dialogue” et “à recourir aux voies légales pour régler tout différend”, quand dans un communiqué commun, la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (Cédeao) et l’ONU ont appelé “toutes les parties prenantes à la retenue”.

Alfred SIRIMA avec Rfi