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La soixantaine épanouie (mais elle paraît 10 ans de moins), Mme Sinan Ouédraogo Lamoussa est l’archétype de la ‘’femme-mère’’, qui se dévoue, corps et âme, au bien-être des autres, singulièrement, des femmes burkinabè. Présidente de la Fédération des femmes leaders d’associations burkinabè en Côte d’Ivoire (Fflab-ci), elle est également la présidente de l’association SONG-TAABA (s’entraider) de Koumassi qu’elle a porté sur les fonts baptismaux pour permettre à ses sœurs burkinabè de prendre leur destin en main et de ne pas tout attendre de leurs maris.
Née en Côte d’Ivoire de parents burkinabè, Mme Sinan Ouédraogo a fait ses études primaires à Cocody-Est avant de fréquenter le CEG (Collège d’Enseignement Général) de Gagnoa. C’est alors que son père décide de l’envoyer au pays de ses ancêtres pour une immersion dans la culture locale. Elle met ce séjour ‘’initiatique’’ à profit pour suivre des cours de secrétariat. Au bout de deux (2) ans, elle décroche son parchemin de sténo-dactylo, un vrai ‘’sésame’’ pour l’époque qui lui ouvre les portes de la vie active.
Mais son cœur va en décider autrement, puisqu’elle va faire la connaissance d’un certain M Sinan. C’était en 1980. Cette rencontre va marquer un tournant dans sa vie : en 1984, elle se marie et rejoint celui-ci au Sénégal où il était en service à la défunte compagnie aérienne Air Afrique. Au pays de la Teranga, elle travaille comme secrétaire dans plusieurs sociétés privées. Parallèlement, elle se lance dans la vie associative. C’est ainsi qu’elle sera la vice-présidente de l’association des femmes burkinabè du Sénégal ; mais aussi la vice-présidente des femmes ivoiriennes de Air Afrique. De ce fait, elle était, d’une certaine manière, un trait d’union entre les femmes burkinabè et leurs sœurs ivoiriennes.
Malheureusement, cette belle symphonie va connaître un coup d’arrêt en 2002. Puisque, suite à la liquidation de Air Afrique son époux rentrera en Côte d’Ivoire. Elle restera quatre années au Sénégal avant de rejoindre celui dont elle porte désormais le nom. En 2008, elle met sur pied l’association SONG-TAABA de Koumassi qui ambitionne de cultiver la solidarité entre les femmes burkinabè de ladite commune. Elle est cumulativement la présidente de l’association des femmes burkinabè de Koumassi qui vise à rassembler ses sœurs burkinabè de cette commune. C’est à ce titre qu’elle a été désignée comme présidente du comité d’organisation de la Journée Internationale de la Femme le 08 mars 2012 au Consulat général du Burkina Faso à Abidjan. Deux ans plus tard, le 08 mars 2014, elle est choisie comme marraine de la célébration de cette journée internationale. De l’avis général, cette cérémonie fut une ‘’belle réussite’’. Mme Sinan en garde un souvenir ému. Elle n’oublie pas de rappeler que l’association SONG-TAABA a eu à accompagner l’association des femmes retraitées de Koumassi à Kaya, au pays des Hommes Intègres dans le cadre de la remise de dons aux femmes de cette ville du Burkina Faso. Ce séjour d’une semaine à Kaya avait été marqué par l’organisation de la “nuit de la plus belle maman”. En marge du 5ème Traité d’Amitié et de Coopération Ivoiro-Burkinabè (TAC) en 2016, s’est tenue une journée culturelle à Koumassi où Mme Sinan a joué un rôle important à l’organisation. On se souvient que cette journée s’était achevée par un concert géant d’artistes Burkinabè et Ivoiriens. Elle est aussi la présidente des femmes du centre-nord du Burkina Faso (sa région d’origine) à Abidjan. On voit qu’elle est véritablement au service des femmes burkinabè dont elle a épousé la cause pour davantage d’autonomie.
Portée à la tête de la Fédération des femmes leaders de la diaspora burkinabè le 09 juillet 2016, Mme Sinan Ouédraogo Lamoussa fait depuis lors, de la sensibilisation et de l’implantation de sa structure une priorité. Elle a à cœur d’organiser ses sœurs afin de créer des activités génératrices de revenu à leur profit. Tant, il est vrai qu’en aidant une femme à se réaliser c’est toute une famille qui gagne. Et elles sont nombreuses, les associations qui y adhérent. Convaincues que l’union fait la force. Mme Sinan et ses sœurs qui ont bénéficié en 2015, par les soins du Consulat Général d’Abidjan, d’une formation sur la “gestion des associations et projets associatifs”, se sentent aujourd’hui bien outillées. Ces associations féminines voient en cette dame de cœur leur ‘’meilleure ambassadrice’’ dans le combat pour l’autonomisation de la femme burkinabè.
Musulmane, elle est mariée et mère de trois (3) enfants ; 2 garçons et une fille.

René Ambroise Tiétié

 

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