@Informateur.info- L’union d’action syndicale a confirmé, ce mardi 10 septembre sa marche-meeting prévue le 16 septembre prochain au Burkina Faso. Date symbolique s’il en est, puisque le 16 septembre marque également l’AN 4 de la commémoration de la résistance au coup d’Etat manqué du général Gilbert Diendéré.

Le hic, c’est que le gouvernement qui apprécie peu ou prou ce vaste mouvement d’humeur s’est refusé à réceptionner le préavis de grève. On peut donc subodorer un bras de fer entre le gouvernement et l’Union d’action syndicale qui n’entend pas reculer.

«La grève aura bel et bien lieu, elle est légale. Nous irons en grève et nous allons manifester», a martelé Bassolma Bazié devant la presse. Précisant qu’aucune notification d’interdiction de la manifester n’a été transmise à l’UAS.

Le syndicaliste s’est même permis quelques piques à l’encontre du régime qu’il a jugé moins innovant en termes d’action. «Le régime au pouvoir a toujours agit de la même façon depuis la nuit des temps. Quand un problème se présente au lieu de le résoudre, ils créent une autre affaire dans l’affaire. Ensuite, ils jouent sur le sensationnel pour essayer de manipuler l’opinion publique», a-t-il critiqué.

Après la conférence de ce mardi, beaucoup s’interrogent sur ce que pourrait être la réaction du gouvernement. Va-t-il ordonner l’interdiction pure et simple de cette marche-meeting? Dans le cas échéance, si l’UAS maintient toujours son mouvement, va-t-il oser mettre aux arrêts Bassolma Bazié, comme ils l’ont fait pour Pascal Zaïda en 2017? La suite des évènements nous situera.

Pascal Zaïda, faut-il le rappeler, avait voulu organiser avec ses camardes un meeting pour dénoncer «les attaques terroristes et la mal gouvernance du régime» quand il a été arrêté et placé sous mandat de dépôt.

Dalima DAHOUE

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