@Informateur.info-  Prévue pour ce vendredi 21 août 2020, la marche des femmes de l’opposition ivoirienne a tourné court. Rapidement, les forces de police ont dispersé les quelques manifestantes présentes au point de ralliement non sans procéder à des interpellations.

En fin de journée, Marie-Odette Lorougnon, leader des femmes du FPI pro-Gbagbo et co-initiatrice du mouvement de ce vendredi a assuré que les forces de police ont utilisé des moyens disproportionnés face aux manifestantes. «C’était toute l’armée de Côte d’Ivoire. Il y avait des militaires, il y avait la gendarmerie, il y avait la police. Des chars de guerre qui ont été déployés», a déclaré la patronne des femmes du FPI.

Pour Marie-Odette Lorougnon, si la mobilisation n’a pas été au rendez-vous, c’est tout simplement parce que les femmes ont été invitées à rentrer chez elles. «Abidjan n’a pas pu marcher. Elles sont venues, mais nous n’avons pas pu faire la marche que nous voulons. Mais nous avons demandé à toutes celles qui sont venues de l’intérieur de replier et de continuer les manifestations éclatées que nous avons demandées», a-t-elle expliqué.

Pour rappel, la marche de ce jour devait se terminer devant le siège de la Commission électorale indépendante (CEI).

Steven IBRAHIM