@Informateur.info- 24 heures après l’incendie de la voiture et le saccage du bureau du proviseur du lycée Philippe Zinda Kaboré, perpétrés lors des manifestations des élèves à Ouagadougou contre la réforme du système éducatif, la fédération estudiantine et scolaire pour l’intégrité au Burkina Faso (FESCI-BF) est montée au créneau, ce mardi 18 mai 2021, pour dénoncer ce qu’elle qualifie «d’acte incivique».

En effet, selon Augustin Dapougti Pallo, porte-parole de la Fesci-Bf, ces grabuges sont le résultat de manifestations «mal organisées». Tout en condamnant ces dérapages qu’il impute à des personnes infiltrées, ce dernier a exhorté les autorités à ne pas négliger ce mécontentement grandissant qui pourrait avoir une incidence négative sur les résultats des examens de fin d’année.

Faut-il le préciser, les élèves ont entamé les manifestations depuis quelques semaines contre la suppression des sujets au choix notamment en Sciences de la vie et de la terre ainsi qu’en Histoire-géographie.

Alors que le ministre de l’éducation nationale, Stanislas Ouaro, estime qu’il n’y a pas de discussion possible sur ces questions entre élèves et professionnels de l’éducation, la Fesci-bf appelle à la tenue d’une table-ronde avec les différents acteurs du système éducatif en vue de concilier les positions. Cet appel sera-t-il entendu? Rien n’est moins sûr dans le contexte actuel de défiance.

Ces manifestations de protestation qui touchent plusieurs provinces ont déjà occasionné le décès d’une élève dans la localité de Kongoussi le 29 avril dernier.

Alfred SIRIMA