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Informateur.info-En marge de la cérémonie d’indemnisation des victimes de la crise ivoirienne, Informateur.info a rencontré le président de l’ONG Assistance Bénévole Sans Frontière (ABSF). Entretien avec Toé Seydou.

Le Chef de l’Etat reçoit ce mardi 04 août les victimes de la crise ivoirienne en vue de la remise symbolique de leur indemnisation. L’attente semble avoir été longue ?

Oui, on peut bien dire que l’attente a été longue pour des personnes dont la situation est difficile. En effet depuis la fin de la crise qu’a connue la Côte d’Ivoire les victimes s’impatientaient, attendant que ce jour arrive. Mais ce n’était pas tant l’indemnisation que la considération et la célérité avec lesquelles le gouvernement traite ce dossier qui est important à leurs yeux.

Est-ce qu’on peut considérer cette remise symbolique qui ouvre la phase des indemnisations comme une victoire des organisations de  défense des victimes ?

Effectivement, nous sommes satisfaits car cela permettra à certaines victimes de se prendre en charge sur le plan psychologique, moral, et médical.  En tant que défenseurs des droits de ces victimes nous nous sommes attelés à les accompagner jusqu’à ce résultat. L’indemnisation a, certes, commencé mais  beaucoup restent à faire.

L’avènement de la  CONARIV qui a remplacé la CDVR a-t-elle été un déclic dans le processus d’indemnisation ?

Non, car la Conariv n’a pas encore remis la liste des victimes au président de la république ; cette remise symbolique relève de la volonté du chef de l’état.

Il semble que la liste des victimes recensées s’est faite de façon consensuelle. Confirmez-vous cela ?

Affirmatif. Car contrairement à la Cdvr, la Conariv nous a associés à ses activités en ce qui concernent l’harmonisation des différentes listes organisations. Cela s’est alors fait dans la transparence.

Après l’étape de la remise symbolique, comment envisagez-vous la suite pour les victimes ?

Nous souhaitons que la  liste des victimes soit remise au président de la république avant les élections présidentielles. Et que l’indemnisation soit accélérée au bénéfice des victimes.

D’aucuns estiment que le Président Ouattara a commencé l’indemnisation parce que les élections pointent à l’horizon, une manière pour lui de contenter les victimes qui représentent un électorat important. Partagez-vous cet avis ?

Quoi qu’il en soit le président de la république a une obligation morale à prendre la question des victimes en charge car il y va de la cohésion sociale avant tout.

Y a-t-il un délai imparti au processus de l’indemnisation de telle sorte qu’il ne s’éternise pas en fonction des considérations politiques?

Conformément à l’ordonnance qui a crée la Conariv, celle-ci à 3 mois pour remettre la liste définitive des victimes. Lors de notre dernière rencontre le vendredi 31 juillet 2015, le président de la Conariv nous a dit que dans le mois d’août, la liste sera remise au président de la république, à partir de ce moment l’indemnisation va véritablement commencer. Nous avons espoir.

Propos recueillis par Jean François Fall

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