@Informateur.info- C’est ce mardi 23 avril 2019 que démarre l’opération d’établissement des cartes nationales d’identité burkinabè (CNIB) et des passeports ordinaires au profit de la diaspora burkinabè en Côte d’Ivoire dans la perspective de l’élection présidentielle de 2020. Cette opération administrative à portée politique confiée à la mission Consulaire fait réagir la section ivoirienne du Congrès pour la Démocratie et le Progrès (CDP-CI).

Si El Hadj Kindo Issaka, membre du bureau exécutif national, la mission consulaire est la bienvenue. «Seulement nous espérons qu’elle ne vient pas stratifier les Burkinabè en première zone et seconde zone. Si c’est le cas ce serait regrettable. On ne peut pas demander au Burkinabè nés au Burkina Faso et vivant ici de présenter des extraits ou jugements supplétifs d’acte de naissance pour se faire établir la CNIB et à ceux nés en Côte d’Ivoire de fournir un certificat de national qui n’est pas établi sur place ici pour obtenir la même CNIB», prévient Kindo Issaka.

Mais au-delà même des pièces requises pour l’établissement des CNIB et des passeports, Kindo Issaka s’interroge sur le champ d’action de la mission consulaire qu’il juge réducteur. «On ne peut pas organiser ces missions seulement dans les trois Consulats Généraux que sont Abidjan, Bouaké et Soubré. Le faire c’est exclure des milliers et des milliers de nos compatriotes. Or l’exclusion est de frustration et de problème», a-t-il conclu.

Dalima Dahoué

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