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Pour la finale de football des 8èmes jeux de la francophonie, la Côte d’Ivoire a affronté, dimanche 30 juillet 2017, le Maroc. Avant l’entame du match des incidents se sont produits, à cause du nombreux public  venu soutenir les Eléphanteaux. En effet, avant le début de la rencontre une émeute a éclaté du côté des supporters restés en dehors du stade. Le nombre de ces supporters peut constituer le double des spectateurs qui étaient déjà installés dans les tribunes.

Le stade Félix Houphouët Boigny (30 milles places) qui accueillait cette finale, s’est avéré trop exigu  pour contenir les supporters ivoiriens, sortis massivement pour l’occasion. Vu que l’enceinte du dudit stade était déjà pleine avant l’entame de la rencontre, les forces de l’ordre ont fermé toutes les entrées. Mécontent de se voir contraints de rester  aux abords du ‘’Félicia’’, les centaines de milliers de jeunes se sont mis à crier leur colère. «Laissez-nous  entrer, on a payé le transport pour arriver au stade, on ne  peut pas accepter de rester dehors», ont-ils clamé. Les forces de l’ordre ont tout de même essayé de leur faire comprendre que le stade était bondé, qu’aucune place ne pouvait être trouvée à l’intérieur pour eux.  En vain. Ne voulant rien savoir, les supporters ivoiriens ont commencé à se montrer violents. Face à cette situation,  policiers et gendarmes, mobilisés pour assurer la sécurité se sont vu obliger d’employer la force, avec des coups de matraque et de ceinture pour calmer les  ‘’insurgés’’. Les jeunes gens ont été repoussés dans un périmètre d’environ 20 mètres. Cependant, après quelques minutes, ils sont revenus à la charge. Cette fois-ci avec des projectiles, lancés en direction des forces de l’ordre et des journalistes, blessant ainsi certains parmi eux. Vu que la situation se dégradait, c’est avec du gaz  lacrymogène , que les agents de la sécurité  ont  dispersé la foule qui voulait à tout prix avoir accès au stade. Le cafouillage et le bruit  de même que l’odeur du  gaz lacrymogène, se sont rapidement propagés à l’intérieur du stade. Créant ainsi la panique dans le stade. Gêné par la fumée du gaz lacrymogène dans les tribunes, les supporteurs se sont précipités sur la pelouse et ont envahi  toute l’enceinte du stade. Cette brusque panique n’a pas été sans conséquence, car plusieurs blessés et d’énormes pertes matérielles ont été enregistrés.

Après plusieurs minutes de panique et de tension, les forces de l’ordre ont réussi à maitriser la foule et à établir des barrières de sécurité. Puis le calme est revenu. Cependant, les jeunes repoussés à une cinquantaine de mètres du stade, derrière les barrières de sécurité, continuaient à se montrer violents et clamaient leur mécontentement. Interrogés sur  leur ‘’vilain’’ comportement, les jeunes supporters ont indiqué que le stade n’était pas complètement rempli et que les forces de l’ordre ne voulaient  certainement pas les laisser entrer. «Les policiers et les gendarmes ne nous laissent pas entrer. Nous sommes persuadés que le stade n’est pas totalement plein comme ils veulent nous le faire croire, c’est pourquoi nous avons tenté d’entrer de force», a affirmé Traoré Siaka un jeune supporter ivoirien habillé en orange-blanc-vert, la couleur de la Côte d’Ivoire.  « Ça nous fait mal au cœur de rester si loin du stade, nous qui avons bien voulu assister à cette fête de football  pour soutenir nos Eléphanteaux », a-t-il ajouté.

Il faut dire que les jeunes se sont massivement mobilisés pour la finale entre Eléphanteaux et Lionceaux de l’Atlas. Une rencontre qui s’est soldée par le score de 7 buts à 6, après une longue séance de tirs au but, en faveur des Marocains.

Georges Kouamé

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