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«Depuis l’avènement du MPP, notre pays ne connait pas la paix sociale». C’est le constat que fait le Chef de file de l’opposition politique au Burkina Faso (CFOP) de la gestion du pays par l’actuel parti au pouvoir. C’était dans le cadre de son rendez-vous hebdomadaire avec les hommes des médias, ce mardi 19 juin 2018, à Ouagadougou.
Selon M. Jean Hubert Bazié du parti Espoir membre du CFOP, les raisons qui justifient ce triste constat, sont les grèves à repétitions ainsi que les rapports tendus entre le Gouvernement et les partenaires sociaux. «Or, un gouvernement a pour mission, entre autres, de savoir gérer les rapports sociaux. C’est ce que tous les gouvernements ont fait depuis l’indépendance. Même quand il y avait des désaccords, les gouvernements passés savaient trouver la bonne méthode pour s’entendre avec les partenaires sociaux et préserver la paix sociale. Aujourd’hui, le pouvoir du MPP a complètement échoué dans ce domaine», ont indiqué les conférenciers du CFOP.

Les conférenciers se sont aussi prononcés sur les conclusions de la conférence sur la rémunération des agents de l’Etat. Ils ont affirmé avoir noté plusieurs éléments qui n’ont pas pu aboutir à des fins favorables au terme de la conférence, comme le font croire certains acteurs politiques à travers les réseaux. Notamment le cas du Fonds commun. D’après le CFOP, «Le Fonds commun n’a pas été abrogé contrairement à ce qu’ils ont fait dire et écrire par les ‘’marcheurs’’ et autres acteurs sur le net. La formule qui a été retenue (plafonnement à 25% des salaires et indexation sur les pénalités et les amendes) risque de ‘’radicaliser ‘’ les agents concernés», ont expliqué les conférenciers. Avant d’ajouter : «Contrairement à ce qui est véhiculé et qui tend à dire que les amendes ne font pas partie des recettes propres du budget de l’Etat, il faut se conformer à la loi organique relative aux lois de finances (LOLF) n°073-2015/CNT du 6 novembre 2015 qui indique très clairement que les recettes budgétaires de l’Etat comprennent ‘’les impôts, les taxes et le produits des amendes’’».

Notons qu’outre le cas du Fond commun, les éléments relevé par le CFOP dans le rapport final de la conférence sur la rémunération des agents de l’Etat, et qui selon lui contient des failles, l’on a l’indexation du Fond commun aux amendes et pénalités, les mesures de réduction du train de vie de l’Etat qui «ne sont pas chiffrées», et le non traitement de l’augmentation des recettes fiscales.
Pour conclure ces propos en ce qui concerne la conférence sur la rémunération des agents de l’Etat, le CFOP dit avoir noté que, «les propositions ne sont pas chiffrées, ce qui dénote une impréparation de la conférence. Nous notons aussi que probablement tout ce qui a été dit dans les ateliers ne ressort pas dans le rapport, au regard de certaines affirmations des participants. Enfin, il n’apparait pas dans le rapport les organes et autres mesures qui seront prises pour la mise en œuvre effective de ces recommandations. Autrement, le risque est que cette conférence n’ait été qu’une conférence de plus», ont affirmé les conférenciers.

Georges Kouamé

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