@Informateur.info- La marche projetée, samedi 12 octobre 2019, contre les forces militaires étrangères au Burkina Faso, dans le cadre des Journées anti-impérialistes (JAI), n’aura pas lieu. Ainsi en a décidé la mairie de la capitale, Ouagadougou.

«Au regard du contexte sécuritaire actuel et de la mobilisation des forces de défense et de sécurité à cet effet, la manifestation s’avère inopportune», s’oppose à la manifestation, dans son communiqué la mairie publiée dans la matinée du jeudi 10 octobre 2019.

Informé du rejet de leur requête, à 48h du mouvement, les organisateurs répliquent. «La marche s’inscrit en droite ligne des activités du 10 au 12 octobre autour du thème : ‘’Impérialisme et terrorisme en Afrique : Causes et perspectives pour les peuples en lutte pour leur libération nationale et sociale’’. L’interdiction de la marche qui marque l’apothéose de ces journées est une dérive fascinante du pouvoir du Mouvement du peuple pour le progrès (MPP, parti au pouvoir, ndlr)», relève-t-on dans le communiqué de presse dont copie est parvenue à notre rédaction.

Notons qu’en septembre dernier, la mairie avait brandi le même argument pour refuser la marche des forces sociales du pays. Suite au maintien par les organisateurs, le mouvement avait été dispersé à coups de gaz lacrymogène. Il avait même donné lieu à des courses-poursuites entre manifestants et policiers dans les rues de la capitale. Une première au pays des hommes intègres depuis l’insurrection de 2014 qui a évincé du pouvoir Blaise Compaoré et favorisé l’avènement du pouvoir Mpp.

Les journées anti-impérialistes sont une manifestation annuelle dont la première édition a eu lieu en 2016. L’initiative est de l’Organisation démocratique de la jeunesse (ODJ) du Burkina Faso, en collaboration avec l’Union générale des étudiants du Burkina (UGEB), la Confédération générale de travail-Burkina (CGT-B) et le Mouvement burkinabè des droits de l’homme et du peuple (MBDHP).

On peut le dire, le torchon brûle toujours entre l’actuel Exécutif burkinabé et plusieurs organisations de la société civile qui ont battu le pavé pour la transition démocratique.

Alfred SIRIMA

Correspondant Informateur.info