@Informateur.info- Les sociétés minières Good-Gold et Africa Mine sont en passe d’être spoliées de leur site d’exploitation semi-industrielle pour or acquis dans les localités d’Anoumabo et de Kouassi-Djétèkro, dans la sous-préfecture de Daoukro, après avoir satisfait aux démarches administratives.

De fait, selon les documents en notre possession, MM Sawadogo Sayouba et Bamba Moussa, tous deux opérateurs économiques exerçant dans les mines à travers leurs entreprises respectives Good-Gold et Africa Mine ayant acquis une parcelle de 99, 30 ha dans le périmètre du village de Kouassi-Djétèkro, ont entrepris, comme l’exige le Code minier ivoirien, des démarches auprès des autorités compétentes aux fins d’obtenir une autorisation d’exploitation semi-industrielle d’or sur le site.

L’attestation de localisation du site délivrée, conjointement, le 31 octobre 2019, par le Directeur régional des Eaux et Forêts de l’Iffou, le Lieutenant-Colonel Otchoumou Obrou Venance et le Chef de Cantonnement de Daoukro, Kouamé Adié, informe que “ladite parcelle est située en dehors de tout domaine forestier permanent de l’État (forêts classées, Parcs nationaux, réserves…) selon les coordonnées géographiques de la parcelle en notre possession et les attestations No 02445-19 de la SODEFOR et No 019/MINEDD/OIPR/DCZ de l’OIPR”.

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De même, le procès-verbal d’enquête de commodo et incommodo conduite par les soins de Ouattara M’Begnan Olivier, Secrétaire Administratif, Secrétaire Principal à la Sous-Préfecture de Daoukro nommé Commissaire-enquêteur sur la période du 13 août au 11 septembre 2019, a conclu qu’ “au terme de cette période réglementaire, les populations ont marqué leur accord pour l’installation de la société Good-Gold car cela va permettre de: lutter efficacement contre l’orpaillage clandestin et ses conséquences, créer des emplois et contribuer au développement local“.

Le Directeur régional des mines qui a effectué une visite sur le site et le Directeur régional de l’agriculture ont tous marqué leur accord dans ce dossier qui, malheureusement, est loin de connaître son épilogue pour permettre aux deux opérateurs économiques d’exercer leurs activités.

En effet, par courrier en date du 13 septembre 2019, “la Direction générale des Mines et de Géologie nous a notifié qu’aucune suite ne serait réservée à nos demandes d’autorisation au motif que le ministre des Mines et de la Géologie aurait choisi d’y installer un autre chantier école”, rapportent les deux industriels. Comment un chantier école aurait pu être prévu sur le site alors que l’enquête commondo et incommodo ne l’a pas relevé? Et pourquoi c’est sur le site sur lequel les deux opérateurs économiques ont investi pour des études préalables à l’obtention d’un agrément que le ministère des mines détourne à des fins d’un chantier école? A la vérité, le projet d’école chantier dont il est question existe bel et bien mais selon nos informations elle se trouverait à une vingtaine de km du site des deux opérateurs. Pour la manifestation de la vérité sur ce dossier, nous y reviendrons.

Charlène ADJOVI