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@Informateur.info- Une semaine  après l’incendie qui a ravagé une partie du marché ‘’Gouro’’ de la commune de Yopougon, Informateur.info s’est rendu  sur les cendres du drame. Constat.

Marché Gouro de Yopougon, ce vendredi 22 février 2019. Il  est 9h30m, quand nous pénétrons dans le marché situé dans le sous-quartier Siporex. Difficile de se frayer un chemin entre les clients et les passants qui se disputent le chemin étroit qui sépare les étales. Finalement, nous parvenons sur le lieu du drame. Les traces de l’incendie qui s’est déclaré dans la nuit du vendredi 15 au samedi 16 février 2019, sont encore visibles. Signe que les activités n’ont pas repris pour les commerçants qui ont été victimes de l’incendie dont on ignore encore les causes.

Réunis en petits groupes, certains assis sur des tables de fortune, d’autres à même le sol, ces commerçants victimes de l’incendie sont reconnaissables à l’expression de leur visage. La tristesse et le désespoir se lisaient dans les regards. Dans la foulée, certains recevoir encore des mots de réconfort de leurs clients. Que ce soit chez  dame Marie- Chantal Yao, propriétaire de salon de coiffure, ou chez le surnommé  ‘’Américain’’, propriétaire d’un grand magasin de produits cosmétiques, ou encore chez Aboulaye Seydou, propriétaire du plus grand magasin du marché, pour ne citer que ceux-là, la désolation est à son comble. Les pertes sont évaluées à des millions FCFA. «On a beaucoup perdu dans cet incendie. On ne sait même pas comment les choses vont se passer maintenant», désespère Seydou.

  • Aucune lisibilité sur l’avenir

Les commerçants sont d’autant plus meurtris que, plus d’une semaine après l’incendie aucune autorité n’est venue sur les lieux pour  s’enquérir de leur situation. «A part le régisseur de la mairie, Ahmed Coulibaly qui est passé et qui a promis rendre compte au maire, dont-on attend toujours le feed-back, nos premières autorités n’ont pas mis pied ici», fulmine Noël Boti, gérant du marché. Mais il n’y a pas que les autorités municipales et le ministère de la solidarité qui trainent les pieds, l’Office d’aide à la commercialisation des produits vivriers (OCPV) informé du drame par les soins de M. Boti n’a pas non plus réagi. En attendant une éventuelle main secourable, le bureau de M. Noël Boti continuait ce vendredi 22 février de recenser les victimes et d’évaluer les dégâts matériels.

Yannick KOBO    

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