@informateur.info- Les forces de sécurité burkinabè, notamment la police, méritent-elles encore la solidarité du peuple burkinabè dans la lutte contre le terrorisme? Elles qui ont osé réprimer à coups de gaz lacrymogènes et de matraques, ce samedi 27 novembre, les manifestants qui ont tenté d’exiger dans les rues de Ouagadougou, de Bobo- Dioulasso, et de Kaya, la démission du président du Faso. Accusé d’incapacité à assurer la sécurité des Burkinabè et à garantir l’intégrité du territoire national depuis six ans qu’il est aux affaires.

Jeudi dernier à l’issue du Conseil des ministres, le porte-parole du gouvernement, Ousseni Tamboura, avait indiqué que les Fds avaient subi ces derniers jours beaucoup de pertes pour qu’on leur demande encore d’assurer le maintien d’ordre des manifestations. Pourtant, on a pu leur donner l’ordre d’empêcher par la force la tenue des manifestations ce samedi. Là où il aurait été plus facile d’encadrer les manifestants comme l’exigeait l’opposition politique.

Plusieurs manifestants ont été blessés, d’autres interpellés et de nombreux édifices vandalisés. Des scènes de violence dont on aurait pu faire l’économie si la marche avait été tout simplement autorisée et encadrée.

Alfred SIRIMA