@Informateur.info- La Commission électorale nationale a donné rendez-vous aux électeurs bissau-guinéens le mercredi 1er janvier 2020 pour connaître leur nouveau président de la République à l’issue du 2è tour, dimanche, de la présidentielle.

L’annonce a été faite dimanche dans la soirée par Felisberta Vaz Moura, la porte-parole de la Commission, restée muette sur le taux de participation du scrutin auquel ont pris part quelque 760.000 électeurs. Dans la foulée du dépouillement et de la consolidation des résultats, elle a invité les candidats et les médias (nationaux et internationaux) à s’abstenir de véhiculer des informations liées aux résultats de ce scrutin.

Mme Felisberta Vaz Moura a saisi l’occasion pour réfuter les informations véhiculées sur les réseaux sociaux relatives à une tentative de fraude électorale, exhortant les populations à ‘’rester calmes, sereines et vigilantes contre les manœuvres visant à compromettre le déroulement du processus électoral qui se veut pacifique et ordonné’’.

Peu avant la fermeture des bureaux de vote, le candidat du Madem G 15, le général de brigade de réserve Umaro Sissoco Embalo depuis Gabu dans l’est du pays où il a voté, avait d’abord accusé le ministère de l’Intérieur d’avoir stocké des urnes remplies de bulletins en faveur de son rival, Domingos Simoes Pereira, du Parti africain pour l’indépendance de la Guinée et du Cap-Vert (PAIGC, le principal parti du pays). Ce que Felisberta Vaz Moura avait démenti en parlant de ‘’mensonge’’ et en l’invitant avec son état-major à venir visiter les locaux quand il le souhaite.

Ensuite, le candidat du Madem G15 a également évoqué un enregistrement dans lequel on entendrait, selon lui, le président de la commission électorale se prononcer en faveur de Domingos Simoes Pereira. Toutes ces accusations qualifiées de ‘’mensongères’’ ont été balayées par la porte-parole de la Commission électorale nationale. Pour sa part, le chef de la mission d’observation de l’Union africaine, l’ancien Premier ministre de Sao Tomé Rafael Branco a salué le civisme des électeurs, soulignant son ‘’optimisme pour la transparence du processus’’.

Geneviève MADINA avec BBC et RFI